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Tome II.
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Lvngin, une des meilleures que nonsayons. Boileau , que son titre d’hif-toriographe appelloit lbuvent à lacour , y parut avec toute la fran-chise de son caractère ; franchisequ: tenoit un peu de la brusquerie.Le roi lui demandant un jour v quelsauteurs avoient le mieux réussipour la Comédie ? Je rien connoisqtt'an ., reprit le i-uyrique , 6* c estMolière ; tous Us autres riont faitque des farces comme ces vilainesfièces de Scarron . Une autre fois,déclamant contre la Poésie burlesquedevant le Roi & devant Madame deMaintenon : Heureusement , dìt-il , cegoúe ejipaffe , 6* on ne lit plus Scar-ron , même en province. Aussi Mad'«de Maintenon , en comparant RacineLl Boileau , difoit du premier : J’ai-me à U voir » il a dans U commercetoute la simplicité dlun enfant ; toutte que je puis faire , c'est de lire Boí-leau, U ejl trop Poète. Après la mortde son ami Racine , Boileau ne parutplus qu’une feule fois à la cour ,pour prendre les ordres du roi furson Histoire. Souvent^vous > lui ditce grand prince, en regardant samontre, que j’ai toujours une heurepar semaine a vous donner s u and vousvoudrez venir . U passa le reste de sesjours dariff la retraite, tantôt à lav;lle,tantôtà la campagne. Dégoûtédu monde, il ne faisoit plus de visi-tes , & nen recevoit que de fe»amis. II n’exigeoit pas d'eux des fia-terres outrées : il aìmoit mieux , d>-soic-il , être lu , qu*être loué. Quandils lui annonçoient qu’une de sesjiquv* s productions essuyoit beau-coup de critiques: tant mieux y répon-doit-il î Us mauvais ouvrages fontceux dont on ne dit ni bien ni mal.Sa conversation étoit traînante ;mais agréable par quelques faillies ,tzc utile par des jugemens eaactsfur tous les écrivains. Lorfqu’iisentit approcher sa fin, il s'y pré-para en Chrétien qui con.noissoit

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ses devoirs. H mourut la n Marii?li , à l'àge de 7; 2,1s. La reli-gion qui éclaira Ces derqiers mo-mens , avoir animé te**** f - vie.Ayanr joui pendant 8 ou 9 ans d’unpneuré simple, il le remit au col-lateur pour y nommer un aurre ,& restitua auxpauvres tout cequ’ilen avoir retiré. Son zèle pour sesamis égaloit fa religion. Le célè-bre Patru fe voyant oblige de ven-dre fa bibliothèque , Dcfprtaux lalui acheta un tiers de plus qu’onne lui en offroit, & lui en laissala jouissance jusqu'à fa mort. Sabourse fut ouverte á bien des gens-de-lettrcs, entr’autres à Caffandre...Parmi un grand nombre d édirionsqu'on a publiées des Ouvrages deBaìhau , on distingue : celle de Ge-nève en’ 2 vol. in 4”. 1716 , avecdes éclaircissemens historiques parEtoffent , de l’académie de Lyon :Celle de la Haye en deux vol. in f.avec des notes, les figures de Pi-cart en 1718 ; & 1721 , 4 vol. in-12, avec des fig. du même graveur :De la veuve Alix , en 2 vol. in-4*.1740 , avec des fig. de Cochin , qui,jointes à la beauté des caractères,lui font tenir un rang parmi les ra-retés typographiques ; Celle de Du-rand , 1747 , ; vol. in-8". avec fig.8c des éclaircissemens par AI. de StMure. On y trouve : I. Douze Sa-tyres. Les meilleures font la n',la vu', la via', la ix', la x° ; 8cla moins bonne , la xu' fur i’équi-voque. II. Douze Epîtres, plei-nes de vers bien frappés , de pein-tures vraies , de maximes de moralebien rendues ; mais ou voudroitqu’il n’eút pas mêlé les petites cho-ses aux grandes, par exemple lenom de Cotin avec celui de LouisXIP'- Quelques censeurs sévèreslui reprochent encore des idées su-perficielles , des plaisanteries mo-notones , des vues courtes 8c de pe-tits dessins ; mais la plupart de seí