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Tome II.
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sujets ne comportoient point cesidées grandes , que certains philo-sophes se plaignent de ne pas trou-ver dans ses ouvrages. Chapelle (o nami, à qui il avoir demandé ce qu'ilpensoit de son style , & qui lui ré-pondit : « Tu cs un bxuf qui fait bien» son sillon ,,, ne pensoit pas assezavantageusement de lui, Boileau attes-bien fait tout ce qq’il vouloirfaire, & l’a fait souvent d’une ma-niéré très-agrcable. 11 conduit tou-jours son lecteur par des cheminsaisés, & quelquefois par des routesfleuries. 111. L’A R r Poétiqi/e,Poème didactique en quatre chants.IV. Le Lutrin, Poème he-toi-comique en six chants ( Vdyc\- devant pag. 155 .) V. DeuxOdes , l’une contre les Anglois ,faite dans fa jeunesse j l’autfe fur laprise' deNamur , ouvrage d’un âgeplus avaftcé ; mais qui n’en vautPas mieux : deux Sonnets-, àesStan-

‘ts à Molière , un peu foibles ; 5 ;Epìgiammes , fort inférieures à ccl"les de Rousseau ; un Dialogue de laPoésie & de la musique -, une Pa-fodie , trois petites Pièces Latines ;Un Dialogue fur les Héros de Ro-utuns*, la Traduction du Traitédu Su -lime de Longin , des Réflexions cri-

auteur, 8cc. 8tc. Laqu’eUes°s 0 ^ * CS Axions, quoi-que quelque. . &

assez approfondi í°i" ^

du public. Sap 4 fc ,0nt , , a8egueur de ses ph^'^^pronoms relatifs 8t 1 ’ ® ■ .

,» C.t,T£' ”

eíl to '-ijours claire & in-telligible ; mente qui devi cnt tousles jours plus rare. Le D l„* jtalent de Defpréaux , est ,8""^dre ses idées d’une maniéré sersce"vivebr énergique; de donner à sé’svers ce qu on appelle l'harmoniejmitative.dk se servir presque tou-jours du mot propre. U est grand

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versificateur, quelquefois poète Lebon pocte : par exemple , dans sonEpître fur le passage du Rhin, dansquelques descriptions de son Lutrin ,

ÍSt dans ri'aut’res endroits de ses ou-vrages ; mais s’il ne l’apas toujoursété dans quelques-unes de sestyres & de ses Epîtres , c’tst qu’el-les sont les premiers & les derniersfruits de fa muse. On convient qu ila surpassé Juvénal, & quelquefoiségalé Horace : qu’il a paru créa-teur en copiant ; mais on lui re-proche, ( & il paroissoit en conve-nir lui-même) qu’il n’a pointasse*varié le tour de ses ouvrages envers & en prose. On le blâme en-core , non pas de s’être élevé con-tre la morale voluptueuse de Quï-nault-, mais de n’avoir pas rendujustice aux talens de ce poète , quiavoir pour le moins autant de grâ-ces que son critique avoit de ju-gement & de raison. 11 faut avouesqu’il ne traitoit pas les autres écri-vains avec la même indulgëce qu’ilsc traitoit lui mente,soit dans fa con-versation, soit dans scs écrits. Voiciles vers qu’il fit pour son por rait ;

A u joug d: la raison ajfervijsant larime >

Et même en imitant toujours original ,J'aifçu dans mes écrits , docle, enjouésublime ,

Rassembler en moi Perse , Horace SrJuvénal.

Ses plus grands admirateurs ne pou-voient pas en dire davantage. Dansfa IX" Epître , il modère les élogesqu’il se donne à lui-même; nuisen les modifiant, il s’tn donne en-core assez :

Sçais tu pourquoi mes vers font lusdans les provinces?

Sont recherchés du peuple & reçus chctçles Princes ?

Ce ríest pas que leurs sons agréables,nombreux ,

Soient toujours à l’oreille égalementheureux

Qu’en plus d un lieu le sens n'y gérala mesure ,