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rir de la parole de vie ì h reste d*u-ne voix qui tombe d'une ardeur quia’éuint ! Cegrand-homme avoir untalent supérieur pour /Oraison*funèbre , genre qui demande beau-coup (/élévation dan* /esprit &dans le style , une fcnsibluo rarepour le grand , un génie qui lai-lisse le vrai, de grandes idées, destraits vifs & rapides : c’est-lá lec .ractére de /éloquence de Bojjuet ,Cetre mâle v-gueur de ses Orai-sons funèbres , il la transporta dansson Discours Jur t Histoire univer -jet/t r , composce peur son élève.(Poyi I V. Parthlnàï'. ) On nepeut sc Jaíìer d’admirer la rapiditéavec laquelle il décrit /élévation& la chute des empires , les cau-ses de leurs progrès L celles deleur décadence , les desseins secretsde la Providence fur le? hom-mes , les ressorts cachés qu'elie fait-jouer dans le cours des choses hu-maines. C’est un spectacle des plusgrands , des plus magnifiques & desplus variés, cjue/éloquëce ait don-nés a la religion & à la philosophie.“*On a accusé Bossuet ( dit M. d’A-hmbert ) >» d’avoir été , dans ce chef-» d’ceuvre , plus orateur qu'historien," 5 c plus théologien que philosophe ;» d’y avoir parle trop des Juifs, trop" peu des peuples qui rendent si inté-" ressante /histoire ancienne, Ôcd’a-" voir en quelque forte, sacrifié Tu-" nivers à une nation que toutes less» autres affectent de mépriser... IIm répondoit à ce reproche : Çue s’il>» avoit paru , dans un si grand ta->♦ hleau , négliger le reste de la terres* pour le seul peuple à qui 1c vrai" Dieu fut connu, c'est qu'il avoît3» cru devoir , non feulement à ce>» Dieu, dont il étoitle ministre, maisj* encore à la France , dont le fortj> étoit confié à ses leçons, de mon->' trer par-tout au jeune prince dans>» ceqe vaste peinture /objet le plus» propre a forcer les rois à être justes:" /tire éternel & tout-puiffant dont>» /œil févére les observe, & donta /arrêt terrible doit les juger. „
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Les soins que Bujfuet s’étoit don-nes pour l’éducatiou du Dauphin <turent récompensés par la chargede premier aumônier de Ma d'.Dauphine en 16S0 , & par févêchede Meaux en i6St. II im honore,en 1697 , d’une charge de con'seiller d’ctat, & Tannée ri’après d®celle de premier aumônier de Madla ducheíìe de Bourgogne, Une as'faire d éclat, a laquelle il eut beau -coup de part, fixoit alors les yen*du public fur lui. Fénelon , arche'vcque de Cambrai, venoit de p 11 'blier son livre de l ’Explication de>Maximes des Saints , fur la vie 1»'tcrieuie, Bossuet, qui voyoit dan*cet ouvrage des relies du MoliWfijinc , s’éleva contre lui dans tlç*écrits réitérés. Ses ennemis attri"buérent ces produétions á la j 3 'loulìe que lui infpiroit Fénelon ; ®ses amis , à sou zèle contrenouveautés. Quelques motifs q 11 neùt, (& vrai- emblablement il n’ el1eut que de bons ) il fut vainqueur >mais lì fa victoire fur l’archeVC'que de Cambrai lui fut glorieulf»celle que Fénelon remporta fur 1 U J 'même le fui davantage. On p eUtjuger de la vivacité avec laquesil so montra dans cette querell®'par cc trait, Qu'aurie^-vous fait* rj'avois pr, tige M, de Cambrai) lui d c 'manda un jour Louis XIV. — Sl&'répondit Biffait, saurais cric vi r ‘ffois plus haut : quand on défend ^vérité , on ejl assuré de triompherou tard... II répondit aumême psi®'ce, qui lui demandoit son fen"'ment fur les spectacles : 11 y 'grands ex-mples pour , & des ra f 1n.m.ns invincibles contre : (Gf.nest. ) II fut aussi zélé p° ll Jl’exactitudc de la morale, que p° l1 ^la pureté de la foi. Le grands'r.auLl ayant fait l’apologie deSatyre fur les femmes, de U‘J^préaux , son ami & son panégírifle; l’évêque de Meaux , de a