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Ííormandie pendant les chaleurs del’été , lui causa la mort. II fut obli-gé de retourner à Paris , & danspeu de jours une fièvre continue lemit au tombeau. Ilmour. le i) Aoûtj540, à 73 ans, après avoir or-donné qu’on l’enterrât fans pompe.C’est à ce sujet que Macrin fit lesvers suivans :
Burlaaus voluit de média nocle fepulcro
Inferri, L- nullas promus adejsc faces,Non faSum raeione caret i clariffimaquando
Ipfe fibi lampas luxque ccrufca fuit.
Cette simplicité de ses funérail-les , qui ne venoit que d'un senti-ment d’humilité , fir-penscr mal-à-proposa de faux zélés, qu’il fa-vorifoit les opinions nouvelles, en-nemies des cérémonies de l’Eglise.Ce sçavant ajoùtoit à son mérité'littéraire, les qualités de Chrétien ,de citoyen & d ami. Les occupa-tions de la littérature étoicnt plusdouces á son cœur , par les plaisirsinnocent qu'il goûtoit avec fa nom-breuse famille ; car il avoir sept i.ls& quatre filles, tous élevés parlui-même ou sous ses yeux. La fem-me de h'u dé lui sc r voi t de seconddans l’étude; elle lui chercboit lespassages & les livres, fans oublierles affaires domestiques. Suds ayantété averti, tandis qu’il étoit dansson cabinet, que le feu venoit deprendre à la maison : Avertisse[ mafemme , répondtt-i! froidement; vousfçave\ que je ne me mêle point du mé-nage... Jacques de Ste-Marthe pro-nonça son oraison funèbre, 8c Louisle Roy écrivit sa Vie. Ses Ouvra-ges furent recueillis á Balle 1157,en 4 vol. avec une longue préfacede ÇjtlifUsSecundus Caria. Ce recueilrenferme la Traduclion de quelquesTraités de Plutarqut ; des Remar-ques fur le Pandectes ; des Commen-taires sor la langue Grecque, impri-més séparément, Paris 1548, in-fol. ; un Traité de l’institutiorì d’un
BUE
Prince , adressé à François J, îcd au»tres écrits. Le style en est dur »scabreux. Outre que l'auteur ysére trop souvent des mots & desphrases Grecques, il semble qu'H *ramassé les termes les plus extraor-naires de la langue Latine , pour serendre inintelligible ; il ne manquepourtant pas de force Sc d’énergie.-Christophe de Longueiln laissé un p 3 "rallèle de Budì 8c d'EitASMí- S e "Ion lui, le premier possédoit mieu*que le second la langue Grecque®la jurisprudence ; mais Erasmea volCplus d’agrément dans l’esprit, desaillie dans ! 'imagination Sc d’abofl'dance dans le style. Budé étoit plu 5grave Sc plus profond ; Erajine, pi" 5orné 8c plus agréable. L'un pou*volt instruire les sçavans mêmes,8c l’autre avott le talent d’amuse fjusqu’aux ignorans. Budé compo*soit moins , 8c ses ouvrages étoie*moins lus , moins répandus ; aUlieu q tiErasme avoir toujours I 3plume à la main , 8c écrivoit p oUftout !e monde, pour tous les tetns,8t dans tous les genres. Ces deu*hommes célèbres furent amis Ion?'tems Sc s’cstímérent toujours. M*eurent quelques démêlés peu in'"portans, anxquels la jalousie d’A"rafme semble avoir donné lieu, **l’on s’en rapporte au Pore Bert‘ er>qui a inséré le parallèle précédésdans le 53 e liv. de l 'Histoire de f"g/ife Gallicane.
BUEIL, (Jean du) conscillf'chambellan du roi Sc du duc à'A n '"
jou , maître des arbalétriers de Fra»
ce, étoit seigneur de Mont- trC8c de plusieurs autres lieux, 8cccndoit d’une famille noble 8c ^cienne. II sc distingua par fa y 3 ^leur, 8c suc tué à la bataillecourt en 141 j.Jean duBy£ rí 'j efils, amiral de France 8c comteSancerre, fut appellé le flé aUAnglais,
EUEIL, fscytj RACAN.