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Tome II.
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raiers ouvrages forent la Stat'tqutdes Végétaux , traduite de Haies ,1735, in-4°. & un Traitédes Flu-xions (*) , trad. de l’anglois de New-ton , i740,in-4“. Mais ces livres,quoique très - estimables en leurgenre, font bien moins célèbresque son Histoire Naturelle ,

Générale & Particulière , dont lespremiers vol." parurent en 174-7 <in-4° & in-ir. “ L’étude de la na-ît ture ( dit l’auteur dans un dif-» cours préliminaire) suppose danst> l’esprit deux qualités qui parois-» sent opposées ; les grandes vues>, d’un esprit ardent qui embrasse» tout d’un coup d’œil, & les pe-tt tries attentions d’un instinct la-it borieux qui ne s’attache qu’à un11 seul point. » Voilà le caractèred’csprit de Buffon , peint par lui-mèrne sans le sçavoir. Quelle sa-gacité dans les recherches! Quellevérité dans les descriptions! Quedéfaits rassemblés, discutés .com-parés ! Quelle foule d’idées neuves,inobservations ingénieuses. Avecquel art il saisit les rapports & lesdifférences! Avec quelle finesse ilrapproche les actions des animauxde leur instinct ! Avec quelle éner-gie il peint leur caractère distinctif,leurs bonnes & mauvaises qualités !Avec quelle sensibilité il ramènel’homme au sentiment de sa rela-tion avec les moindres objets dela. nature! Cette maniéré de voirsi intéressante, embellie encore parles charmes d’une imagination à-demi poétique, le fait - lire avecplaisir par ceux-mêmes qui ne pen -lent pas comme lui. Correction ,harmonie,propriété d’images, clartécontinue, enchaînement dans lesidées , il n’est aucune des qualités

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paru desirer quelque chose dans stdiction, c’est la simplicité qu’ e *!*geoit, selon eux, la matière q«‘avoir embrassée. Tout ce qui el ,fait pour être prononcé, (dit 1 ’abbÇTrublet ) doit être éloquent. Ce q u ‘est fait pour être lu > peut ® ,teéloquent aussi, mais ne doit P aSl’être trop. Ce qui seroit de l'é' 0 'quence dans un discours oratoire,paroitroit déclamation dans un sePqui n’exige point par lui-même dl’éloquence ; ort peut mettre de 1*chaleur dans la description du c orn ”bat des araignées & des mouches!mais doir-on prendre le ton d’# 0 'mère peignant la colcre d ’Ach'd 11 'Un style plus simple , plus uni, f‘certainement mieux assorti à l’h l1 'foire des animaux ; & celui de B“',‘son, quelquefois un peu trop él eve<est rarement aussi emphatique st® 6Voltaire & d’auttes censeurs o fltvoulu le persuader, personne n 3 "voit plus réfléchi que lui fur te 11 'ce qui constitue un bon & un d 1311vais style ; son Discours de réceP'tien à l’académie françoise est h®précis noble & énergique des iB e j,leurs principes en ce genre, k 1 'imagination qui répand tant de ciP'

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d’un grand écrivain , dont il n’offrele modèle. Si des juges sévères ont

{*) Dans un catalogue de Libraire de province on a mis cet ouvrage P‘.les livres de, médecine :ssa méprise est trop singulière pour n’ètre P amarquée.

mes sur le style, étoit un»parties dominantes du génie deson. C’est sans-doute cette gran ^qualité de l’ame qui a sa!t-na>"les systèmes qui remplissent ,premiers volumes de sonNaturelle Lt ses Epoques de laLa religion Lc même la phystsi®ne permettent pas toujours de ^adopter. Mais , en rejettent q uCques unes de ses opinions , °°reconnoît une tète remplie de vU g tsupérieures, & sachant comparérapprocher des observations t 1 *?pâtes. Son idée fur la formation ^Planètes , toute singulière q u e .