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Tome II.
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fort délicat sur la réputation , 8cd'ttnc sensibilité qui altéra son cer-veau , & qui abrégea peut-être ferjours. L’éloge ôc la sityre exci-roient également sa vivacité. UnJournalilte ayant beaucoup loué l’o-péra AeZoroaJlre, Cahusac lui dîten l’embraffant : Ah ! gue je vous aid*obligation ì Vous êtes le seul hommeen France gui ait eu le courage dedire du bien de moi... Oíi a de lui :I. Grigri, in-12; c’est un petit ro-man joliment écrit, 11. L'FIi/loirede la Danse ancienne L- moderne ,3 petits vol. in-12, que les sçavunsont bien accueillie. III. II a donnéau théâtre Pharamond 8c le Comte deJVn.wick, tragédies ; ïé.tiât 8c VAl-gérien, comédies , dont la premièreappartient á M. IVatcLt : ( Cahusacne lit que la mettre en vers. ) lesJ eter de Polymnie , les Fêtes de l’Hy-m:n , Zaïs , Nais , Zoruûjlre , laNaissance d'tìsiris , 8c Anacrcon, tousopéra-, outre celui des ^manra deTempe, qu’on lui attribue austî. 11a laissé en manuscrit une tragédiedc Manlius-, avec deux comédies,le Mal-adroit par finesse , 8c la Dupedc soi-mêm:.

CAJADO , ( Henri) poëte Latinri en l’ortugal , mort a Home enl joS d’un excès de vin, a laissé deshgl gîtes , des Sylver 8t des Epigram-mes , Bologne , 1501 , in-4”. O11 re-marque dans toutes ses productionsun tour heureux , du génie , de lafacilité, de l'élégance : ses Epigram-mes 11e manquent pas de sel.

CAIET, (Eierre-Victor-Valma )né en 1525 a Monîrichard en Tou-raine d’une famille pauvre, d'abordministre Protestant, attaché à Ca-therine de Bourbon, sœur A'Henri JV tfut déposé dans un synode, surrimpertir.ente accusation de magie.Cette condamnation hâta son ab-juration : il la fit à Paris en 1595,& mourut en isiioè 85 ans, doc-teur de Soiho.nie 8c. professeur en

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Hébreu au collège royal. Caiet cto'f’un homme officieux, 8c il eut emalheur d'avoir pour ennemis tousceux auxquels il avoit rendu ses"vice. Ses habits négligés,fa íaÇ on 'de.viv e, 8c fa fureur à cherchesla pierre philosophie , le faifo> eo f'mépriser , autant que son sça volCle rendoit respectable. Malgré O»extérieur mat-propre 8c plus qu*modeste, Henri IV continua de 1-td'mettre à sa cour , 8c voulut en tne‘me tems qu’il pût s’en passer, en lu>faisant don d’une petite terre: re-traite philosophique, propre à c° n 'tenter l’ambition d’un sçavant. L c *Calvinistes qu’il avoit quittes n*le traitèrent pas comme Henri 1 " fil I accablèrent d’inju-es 8c de c 3 'lomnies. Depuis son abjuration ,il avoit eu une conférence avec d"Moulin , 8c ce fut une nouvel*raison de mettre de mauvaise h u 'meur ses anciens confrères. Ca‘ tlne resta pas muet ,8c il publia c»1633 contre du Moulin, le l> vreintitulé emphatiquement : La Fans'

mise ardente & le Four-de- rêvcr-tApour évaporer les prétendues Eau* ^Siloé ( c’étoit le titre d’un ouvra*,*de du M ut lin ) & pour corroborer

le

feu du Purgatoire... II y a un t ra 1 *qui , s’il est vrai, lui fait beaucou?

dhonneur. L’union du comte

de

Soissons 8c de la soeur de Henri ^

vmc à un tel point, qu’ils ordon’

Itèrent à Caiet de bénir leur m 3 'riage sur-le-champ. Ce minifi r ®ayant refusé, le prince le mena? 3de le tuer. — Tu!\-moi , ( lui s®'pondit Caiet ) : j’aime mieux m 0Itr Ade la ma:ti d’un Prince gtte de rel rd’un Bourreau. [ Voye\ les disséren 5témoignages que lui ont rendus f* scontemporains dans le 33 e vol. **?Mémoires de Nicéron. ] On a deplusieurs ouvrages de controverse >moins consultés que sa Chronologieseptennaìre, 1606 , in-S”,la paix dç Vervins en 152® r*"