334 C A I
quelquefois dans la discussion unton élevs & noble.
CAILLE , ( Nicolas Louis de la )diacre du diocèse de Reims, né en1714 à Rumigny , d’un capitaine-des-chaffes de la duchesse de Ven-dôme , fit ses études avec succèsau collège de Lifieux à Paris. Songoût pour l’astronomie le lia avecle célèbre Cajjìni , qui lui procuraun logement à l’Observatoire. Aidédes conseils d’un tel maître, il eutbientôt un nom parmi les astrono-mes. II partagea avec M. de Thuri,digne fils de cet homme estimable,le travail immense de la ligne mé-ridienne ou de la projection duMéridien, qui passant par l’obser-vatoire , traverse tout le royaume.Dès l'àge de 25 ans, il fut nommé ,à son insçu , professeur de mathé-matiques au collège Mazarin. Lestravaux de fa chaire ne le détour-nèrent point de ('astronomie. Cettescience, à laquelle il étoit entraînépar un charme invincible , devintpour lui un devoir , lorsque l'aca-démie des sciences l'admit dans sonsein en 1741. La plus grande par-tie des autres compagnies fçavan-tes qui fleurissent en Europe , luifirent le même honneur , pu plutôtlui rendirent la même justice.Ani-mé de plus en plus du désir d’ac-querir une connoissance détailléedu ciel. II entreprit en 1750 , avecl’agrément de la cour, le voyage ducap de Bonne-Efpérance , dans ledessein d’examiner les étoiles aus-trales , qui ne sont pas visibles furnotre horison. Ce voyage, si inté-ressant par son obier, le fut en-core plus par la maniéré dont il leremplit. Dans l’espace de deux ans,de 1750 à 17fi , il détermina laposition de 9800 étoiles jusqu’alorsinconnues. Le sçavant 8c modesteastronome pouvoit immortaliser sesdécouvertes , en donnant son nomaux nouvelles constellations qu'il
C AI
avoir observées; mais il aima tnteuleur donner celui des dissérens m -trumens d’astronomie. De retouren France, il ne cessa d’écla irer epublic, furies apparitions des co-mètes , 8c fur d autres objets im-portuns de l'histoire du Ciel. II l al "soit - imprimer le Catalogue desétoiles 8c les observations fur les-quelles il est fondé , lorsqu’une fiè-vre maligne l’emporta le 21 M ar *1762, á 48 ans. Les qualités de so»arae honorent sa mémoire, autan 1que les connoissances de sonesptn-Froid, réservé avec ceux qu’il neconnoissoit pas, il étoit doux, fini'ple, gai, égal avec ses amis. L in-térêt ni l’ambition ne le dominè-rent jamais ; il sçut se contenter de
peu. Sa probité faifoit son bon-heur , les sciences ses plaisirs , &1 ’amitié ses délassemens. On a delai un grand nombre d’ouvrage* >justement estimés. I. Plusieurs A^'moires , dont il a enrichi les re-cueils de l’acídémie des science*-II. Elémens d'Algèbre & de Géotnt'trie , Paris , in-8”. III. Leçons E$‘mcntaires d'Astronomie , d'Optis 16 ^de Perspective , 1748 8e 17^ , à P 3 'ris, in 8°, IV. LcçonsElétnentaires d*
Méchanipte , 1743, Paris, in-8’-Y*Ephéméridcs de Defplaces , conti-nuées par M. l’abbé de la Cail le 'en 2 volumes in-4°. VI. FundamdAstronomie y in-4°, Paris 1757.VII'Table des Logarithmes pour les Ji auí& tangentes de toutes les minutesQuart-de-cercle , Paris 1760 , in-b 'VIII. Nouveau Traité de Navigati° fí Lpar M. Bouguer , revu 8c coffígopar l’abbé de la Caille , Paris I 1 ’in-8". IX. Journal du voyage fat'Cap de Bonne Espérance , m-l*-^remarque dans tous ses ouvrage* •cette précision, cette netteté si né-cessaires aux sciences abstraite* >c’étoit là le caractère de son efp r, [’Ausii sûr dans ses jilgemens <I U ^exact dans ses observations ast rCr