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teurs. Vèron'ese mourut à Venise en1588, à 51 ans, avec la réputa-tion d’un grand peintre , d’un hon-néte-homme, d’un bon chrétien,& d’un ami généreux. Ayant étéreçu obligeamment dans une cam-pagne autour de Venise , il fit se-crettement dans la maison un ta-bleau représentant la famille deDarius, & le laissa en s’enal'ant:( Voy. n. Brun , à la fin.) Le Girdedisoit de lui : “ Que s’il avoit à choisir» parmi tous les peintres, il desire-s> roit être Paul Vèronese; que dans>1 les autres on reconnoissoit Part, nu» lieu que, dans les ouvrages de Paul,» la nature se montroit dans toute fa>t vérité. »
II. CALIARI, (Benoît ) frere duprécédent, avoit des talens sem-blables. On confondoit souventleurs tableaux. II laiffoit jouir, parune modestie peu commune, sonfrere, de la gloire que ses ouvra-ges auroient pu lui acquérir, s’ils’en fût déclaré l’auteur. II cultivala sculpture en même tgms qúe lapeinture, & réussit dans ces deuxarts. II mour. en 1598, à60 ans.
III. CALIARI, ( Charles 8£ 6a-iriel) tous deux fils de Paul VIroni-se, héritèrent de ses talens, Charles ,mort en 1596 à 26 ans, auroit,dit-on, surpassé son pere , si sa tropgrande application ne lui avoit coû-té la vie. Gabriel, mort en 1631 ,auroit pu aller presque aussi loin ;mais le commerce étoit fa princi-pale occupation , & la peinture nefut que son délassement.
CALIGNON , ( Soffrey de ) na-quit á S. Jean près de Voiron enDauphiné. II fut d’abord secrétairede Lcfdiguicrcs , puis chancelier deNavarre sous Henri IV, & employépar ce prince dans les négociationsles plus difficiles. II travailla avecde Thou à rédiger l’Edit de Nantes.C’étoit un homme consommé dansles affaires d’état & dans l’usagedu monde, Henri IV l’auroit fait
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chancelier de France , s ilCatholique. II mourut en 1 ’
à 56 ans, emportant les reg ^des sçavans & des cit»y e ^'
Vie a été écrite par G«‘ ■" jcavec celles du baron des ^ r ‘ b \ e ,de Dupuy - Monibrun , á1675 ,in-i2.0nlui attribuetoire des choses les plus ,
ai venues en France ès années V•!** & >1*9 t P*r S. C. ( SO* /„Cahgnon. ) i/i-8», 1590. Cesmoires , mal écrits & ' aV0 , r , •|[ r ‘aux Protestans, renferment d aldes particularités intéressantes- »C ALIGULA .{Caius-CWempereur Romain , successeth ^Tibère, naquit à Antium l an »1Jesos-Christ. 11 étoit fils de G»&nìcus & d’Agrippine, fille s\-du grand Agrippa. Cet internermaginant qu’il étoit honteux Plui d’avoir un grand-homme^^qu' Agrippa, au nombre de ses a>faisoit - sortir Agrippine , fa m , fld ’Auguste & de Julie sa fille.l’adopta de bonne heure. H f0 -vbit que 25 ans, lorsqtt’il f ul ^ Ç.clamé empereur l’an 37 de ■»• e
Les commencemens de son
d-s
annoncèrent au peuple RomaUJ, .jours fortunés. 11 promit au *de partager avec lui le g° u .,8nement, & de se regarder c® , f
son fils & son élève. II r en ^5liberté aux prisonniers, ra l > ‘; e fSles exilés, brûla tous les P 3 P [( eque Tibère avoit ramassés ceux. II réforma l’ordre ^ íS .siit:■valiers , abolit les impôts, Dde Rome des femmes qui aV ° s Jetrouvé de nouveaux rafineh 1débauche. Rome l’appelso' 1 ' r jn-commune voix, le modèle des r ^ces. Mais on rétracta ô‘ el ’ t ^j e leéloges précipités. Une nì . qu>changea totalement. Ce prm c J y0 it j
pendant huit mois ent ‘ e íq: c itC 'promis tant de gloire & d e pi*.devint un tyran, un mon» s '