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Tome II.
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lâche

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-, e ’ un insensé. Son orgueild !? nta a son comble. II se vantoitla trC ma ‘ tre de tous les rois dep,- t<:rre ' & regardoit les autresVou| CeS • C ° mme de vlls Enclaves. 11|| ut êkre adoré comme un Dieu.aiix r ° ^°' C tani ° t avec des ailesPieds 8t un caducée á la main,a v ^ me àrcur- ; tantôt fans barbe ,l a 5 Ulle couronne de rayons furme CtC ' Un arc ^ des flèches, com-av > tantôt comme Mars ,

^ ec 1 épée , le bouclier, le casquej Uae grande barbe. II fit-ôierdes' 0165 deS ^ 3tues do Jupiter &t Cotres divinités , pour y met*f e a sienne. II se bâtit un temple,sri r n0rnma des prêtres, & se fit-os-r des sacrifices. II s'initia luì-V dans ce collège sacerdotal,L c a '°cia sa femme & son cheval.mé r ^° UVeau J u P‘ ur > pour mieux• ucr ce titre, voulut imiter les0r;] airs & les foudres. Dans les -jj| 8* s > il faisoit un bruit scmbla-Hia P CC ' U * du tonnerre , avec unetre i e .’ ^ lançant une pierre con-Ou ■ c ‘ cl . il s'écrioit : Tue-mei ,Q ,c,c tue !.. Dion rapporte qu’un

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aulo >s le voyant un jour affis fur

Put tr , 0ne °ù il faisoit le Jupiter, ne] e /- S e mpêcher d’en rire. Calgulacro t ' sen ‘ r ’ 8c lui demanda ce qu'il^°it qu’il fût ? Le Gaulois luiC'a ■ ndlt librement, un grand fou.Pers^ ’ t l u ‘ auroit fait-mourir unecel- ° nste âo qualité pour moins quePa/’ souffrit fans lui rien faire,$ es Ce siue c’étoit un cordonnier.Pas '^ravagances nc ^ bornèrentIl r 2 3 man >o de passer pour Dieu.d Çs enve rfa les statues & les imagest 0u ® ran d s -hommes ; il fit-ôter del es t. es n * es bibliothèques de RomeTit e U ,- , es d 'Homère, de Virgile,detQ Us 1 IVe ’ ’’ Unleva aux famillesleu t , esm ? nu mensde la vertu dePlus • a f " cêtres - Les débauches lesba t jj ln a^tes 8c la cruauté la plus

te vinrent ajeùter l'horreur à

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tous ces ridicules. Incestueux avecses trois sœurs , il parut avec ellesen public dans des postures infâ-mes. 11 déshonora les femmes deRome , les enlevant à leurs maris,8: jouissant d’elles en leur présence ■.( Voy. Macron & II. Drusille. )11 établit des lieux publics de pros-titution dans son palais. II y pla-ça une académie de jeu, 8c tintlui même école de friponnerie. Unjour manquant d'argent,il quitta lesjoueurs,descendit dans fa cour , yfit-tuer sur-le-champ plusieurs per-sonnes distinguées, 8c rapporta sixcents mille sesterces. L’effuíion dusang humain étoit pour lui le spec-tacle le plus agréable, les meurtresétoient ses récréations. Deux con-suls , au milieu desquels il étoitassis , le voyant éclater de rire, luien demandèrent la raison : Je ris ,leur répondit le scélérat, parce queje songe qu à t instant même je' puisvous faire-égorger tous deux. Un jourqu'il s’étoit mépris dans une exé-cution , un autre que le condam-né ayant souffert la mort, il dit:Q_u importe ? C autre ne l'avoit pas plusméritée que lui. Un chevalier exposésans sujet aux bêtes, criant qu'ilétoit innocent ; Caligula le fait—rappeller , commande qu’on luicoupe la langue, & le renvoie pourêtre dévoré. Les parens étoientforcés d’affister au supplice de leursproches, & de plaisanter avec lui.C’étoir, (dit Montesquieu, ) un vraisophiste dans fa cruauté. Commeil descendoit également á'Antoine8c à'Auguste , il disoit : « qu’il puni-» roit les consuls, s’ils cétébroienc» les jours de réjouissance établis» en mémoire de la victoire d’Ac-» tium,8í qu'il les puniroit, s’ils» ne les célébroient pas. » Drusillefa sœur, á qui il accorda les hon-neurs divins, étant morte , c’étoitun crime de la pleurer, parcequ’elle étoit Déesse , 8c de ne la

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