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Tome II.
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á divers citoyens de Genève, &sur-tout aux jeunes gens qu'il ine-naçoit de peines temporelles. » Il» semble anx jeunes-gens , ( écri-voit-il à un de les'amis, ) u que» je les presse trop ; mais st la» bride ne leur étoit tenue roide ,■n cc seroit pitic... II y en a un» qui est en danger de payer un» écot bien cher; je nesçais si fa vie« n’y demeurera point. » Ainsi leCalvinisme , qu’on a cru être plusfavorable à la liberté qui est l’es-sence des républiques , eut pourauteur un homme dur jufqu’à latyrannie. Le médecin Michel Ser-vetlui ayant écrit quelques lettresfurie mystère de la Trinité, Cal-vin s’en servit pour le faire-brûlervif, ne pensant plus à cc qu’il avoirécrit lui-même contre tes persécu-teurs des hérétiques. D'autres rems,d’autres fentimens. Poursuivi enFrance, il écrivit contre les intolé-rans; maître à Genève , il soutintqu’il falloir condamner aux flammesceux qui ne pensaient pas commelui. Valcntin Gcntilis , autre Arien,commençant à faire chi bruit, le pa-triarche de Genève le fait-arrêter ,le condamne à faire amende-ho no-table , 8c l’ob lige de se sauver àLyon. Calvin , la plume à la main ,traita ses adversaires avec un em-portement indigne d’un théologien.II leur prodigue les épithètes depourceau , d'd/te, de chien % de chc-vas de taureau , d 'ivrogne , d 'enrage.Lorsque Charlce-Quir.t eut réduit ,par ses armes victorieuses, la liguede Smalkalde, le réformateur deGenèvel’appella Tyran ,dnciochus ylui souhaita un redoublement degoutte. 8c traita son frété Ferdinandde Sardanapa/c, Son humeur Vio-lente n’empêcha pas qu’il n’cùtbeaucoup de sectateurs. Ce cultenu & dépouillé de.tout, qu'il avoirintroduit, fut un appât pour les

esprits vains, qui ctoyoient par ce

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moyen s'élever au-dessus á cs ^St se distinguer du vulgaire. 3vin , enivré du progrès de fa ‘ e jmais accablé d'instrmités, mo uruá Genève le zy Mai 1564, 3 "ans , laissant un grand hom,coup d’admirateurs , 8c encore p 13d'ennemis. II s’étoit marié dans30 e année , à Strasbourg,en 1 î 39 *» asin de donner en fa personnel”, 1le P. Faire) ,< un exemple de la *

» berté qu’il accordoit à ceuxn fa secte, d’user d’une femme*>- même après avoir fait vœu ®

>» continence perpétuelle en P ren, nant (es ordres sacrés. »> Sá f esïlme se nommoit Idelettt AeBv RÍ 'veuve d’un anabaptiste, à laq ue J.il fit-changer de fentimens pour 1 epouser. II n’en eut qu’un fils, ^mourut avant lui. La mere cto^morte en 1 549... On a toujours re ,gardé Calvin comme le second ch edu Protestantisme. On l’a coff>P 3t fà Luther , plus impétueux 8c mo" 1 ^souple que lui, mais ausiihard>enfanter des opinions 8c aussi a f'dent à les soutenir, L’Alle |in ? n vavoit quelque chose de plus 00g 1nal 8c de plus vif. Le Franǰ ,s \inférieur pour le génie, l’emp 0 ^toit par l’art. Tous deux d'une * ehémence extraordinaire ;premier plus éloquent de vive v0> '^kc l’autre plus pur, plus oort^dans ses écrits. L’amour-pr°P re .Luther tenoit de son humeur v>lente ; celui de Calvin étoic P^délicat, & ne se montroit q u 3 eími. 11 eut plus de peine à c ® rson caractère. Je fuis , diíoir-» 1 >lire de ma natutf.jc “•mbalsJ.^-cejfe contre ce défaut ; mais |, 5f’a été presque fans succès- A '" '| n ,.Genevois , en comparant foomeur bilieuse avec le caractère^ ^Théodore de Be^e , qui étoit j e „taimable, disoient » qu ’Hs __ c ; ,

mieux ctre en enfer avec cc £ a [viflqtt’ert paradis avec celui-l a ■ "