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mer celles de l’Eglife. Les bataillesde Dreux, de íit-Denys, de Jar-nac , de Moncontour signalèrent lerègne de Charles IX. Les plus gran-des villes étoient alors prises , re-prises, saccagées tonr-à-tour parles’partis opposes. On faisoit mou-rir les prisonniers de guerre par dessupplices recherchés, on maíiacroitles citoyens, on inventoit destourmens nouveaux pour extermi-ner les prêtres Sc les moines. Leséglises étoient mises en cendre parles Prétcndus-réformcs.Sc les tem-ples par les Catholiques. Les etn-poisonnernens 8c les assassinats n'é-toient regardés que comme des ven-geances d'ennemis habiles. Enfinune paix plus funeste que la guerreproduisit la St-Barihclcmì, qui mitle comble à tant d’horreurs. Le rè-gne de Henri III fut presque austìmalheureux que celui dcCharlcs IX-,& Henri IV , son successeur, neput remédier à tant de maux, qu’ense faisant Catholique , 8c en accor-dant l’Edit de Nantes aux Protes-tans. La révocation de cet édit ,faite en 1685 par Louis XIV, n'e-'teignit point le Calvinisme en Fran-ce. Presque tous les grands sei-gneurs l’abandonnérent ; mais leTiers ctat 8c le peuple conservèrentcette croyance, 8c l’on compte au-jourd’hui environ 800 mille Calvi-nistes répandus dans le Languedoc ,la Guyenne, le Poitou, le Dauphi-ne , la Normandie, 8c dans quel-ques autres provinces. - Pour bien» apprécier les malheurs que la Ré-51 forme a causés à la France , ( dit» M. l'abbé Pluquct) il faudroit á la5, perte qu’elle a faite par la révo-5, cation de l’Edit de Nantes, ajouter» tout ce qui a péri dans les supplices»* 8c dans les guerres, depuis le pre->' mler bûcher qu’on alluma contre5» les Réformés en France , jufqu’à» la révocation de l’Edit de Nantes ;
» tous les citoyens qui sortirent du« royaume , depuis le bannissement
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» de Jean le Clerc jufqu’au règne den Louis XIV ;il faudroit évaluer tout" le préjudice que reçurent la po-" pulation , les arts, les mœurs, -e” progrès de la lumière dans un royau-
" me, où, pendant plus d’un siécle Sc
" demi, les citoyens, armés Sc divi-" fés, fe faifoient la guerre comme" les Alains, les Huns 8c les Gotha” l’avoient faite à l’Europe; en un" raòt, il faudroit sçavoir tous le*
" avantages que les étrangers retire-” rent de nos malheurs. Voilà l £S" effets que produisit dans la France" une Réforme , qui ne rendoit m» la foi plus pure, ni la moraleplu*
» parfaite,- qui rcnouve'loit une foule" d’erreurs condamnées dans les pre-” miers siécles de l’Eglife ; dont les” dogmes renverfoient les principe*
» de !a morale ; qui nioit la liberte" del’homme; qpi jeítoit les hom*
» mes dans le désespoir, ou leur itt-» piroit une sécurité funeste ; sit»
» ôtoit tout motif pour la pratique d_e» la vertu; qui seséparoit d’une Egh" >” se, à laquelle les Protestans éclat'
” tés font forcés de reconnoître qu’on" ne peut reprocher aucune estent» fondamentale. »
CALVIalUS, (Sethus)chror.o-logisse de Grosteb dans la Thuriu*ge, mort en 1617, étoit fils d’u»pauvre paysan. II avoir du g olltpour la musique, 8c ce fut en don-nant des leçons de cet art qu’st ' e
procura les moyens de cultiver le*
lettres. On a de lui plusieurs ou-vrages , dont on a fait cas autre*fois. Le principal est son Op“sB^ r °"
nologicum, rcimpr. à Francfort ent68;,in-fol. Les calculs astronon^qu.-s font l'appui de fa chronologie*
Sclaigçr 8c pluf.t'autres fçavans ott^fait l’éloge de cet ouvrage. M 3lS ,.jn’en doit aucun à la critique st 1 !publia en 161 l contre le Caletidr'Grégorien , fous le titre à’£U nc “KaUndarii & Grcgoriobâti,
CALVO-GUALBES, ( Fra ", Ç une6e) né á Barcelone en i 6*7
famille féconde en grands-hot '