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Tome II.
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3Í?4 CAP

médiocre en 1599, in-S°, avec desnoies & des corrections. II rétablitune infinité d’endroits corrompus ,avec une sagacité admirable dansun enfant de l'on âge.

CAPELL1, Voy. Cappelu.

CAPELLO,( Blanche ) d’une desplus illustres familles patriciennesde Venise, seconda femme de Fran-fois II de Médicii , grand-Duc deToscane, se vit élevee au rang su-prême par un événement singulier.Un jeune Florentin, nomme PierreBonaventuri , d’une famille honnê-te , mais pauvre , commis de lamaison de banque que tenoient àVenise les ialviati de Florence,habitoic en face du palais Capcllo.II vit Blanche , que la nature avoirdouée d’une beauté rare ; il en de-vint éperduement amoureux, &lui fit l’aveu de fa paslion. Une fi-gure intéressante pafloiten faveurde Bonavtnturi : il fut écouté. Blan-che ne put se défendre de l’aimetdès cette première entrevue & ellehclìta d'autant moins è se livrer àson penchant, qu’elle prit en cemoment Bonaventuri pour Salvìatiluí-même, homme d’une maisontrès-considérable à Florence , & àlaquelle la sienne pouvoir s’allierfans disproportion. Désabusée surce point dans un second entretienqu’elle eut avec lui, elle perditl’espérance de l’épouser sans cesserde l’aimer, & lui défendit de la voirdéformais. Bonaventuri, plus pas-sionné que jamais , trouva moyende luifaire-parvenir un billet, parlequel il la conjuroit , avant que deprendre une dernière résolution, deprofiter de sobscuritede la nuit, &du tems où tout le monde dans famaison seroit livté au sommeil,pour venir le trouv<r & lui accor-der un entretien ; ce qui lui étoitd’autant plus aise, qu’elle n’avoitque la rue a traverser, li la rassuroiren même teins fur les fuites de cette

CAP

démarche, en lui jurant que f*vertu ne seroit point compromisedans ce rendez vous nocturne.Blanche , trop éprise & trop toiblcpour sc refuser a cette proposition ,sortit de sa maison la nuit suivante,dés qu’elle crut pouvoir le so |,cavec fureté , laissant la porte en-tr’ouverte pour son retour, & so

glissa dans la chambre de l’on amant.

Elle en sortit vêts la pointe du jour,& voulant rentrer chez elle, l aporte se trouva fermee. Que faisedans cette cruelle circonstance ? Hs’agissoit de prendre un parti proses& décisif, Blanche le prit fans hé-siter : elle engagea fa soi á Botta'venturi , & lui proposa de fuir aveCelle,ce qui futexécuté sur-le-champ*Ils se jettérenr dans la premièrebarque, fans même ívoir eu le tem sde se dcguilcr , & étant sortis heu-reusement des Lagunes, ils prirentle chemin de Florence. Arrives aPistoie, un prêtre leur donna 1*bénédiction nuptiale. Bonaventat'conduisit fa jeune épouse chez sonpere, qui vivoir obscurément 3Florence dans un état très-voifihde la pauvreté. Blanche , console®par l’amour des disgrâces de la f° r 'tune , partagea fans murmurer,ave®fa belíe-mere, les soins les plu* b aS& les plus humilians du ménage*Elle vivoir ainsi depuis quelq 11 ®tems, ne se laissant presque j amal *voir hors de fa maison ; Jor^I a ,le hazardayantfa -passer le gr aI \“'Duc sous ses fenêtres , elle en soremarquée. L’impreffion q u ®beauté fit fur ce prince , sot b 160tôt suivie d’un vif empresse Itìen ^de la connoìtre -, il s’en oí \ vrlt lSun de ses favoris. Ce favori avoune somme adroite & intrigant* »qui ayant eu un entretien , aV .‘ C . íSbclle-irere de Blanche , lui ^offres de service pour fa b rU ’ „enrr’autres celle dc lui fur*-nir du grand-Duc telle g racc ^ 0 \t

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