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Tome II.
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le Blanc le traduisit en srançoìs ,1556, 111-4°. Dans ce livre il rap-porte quelques dogmes de diver-ges religions T avec les argumensdom on les appuie: i! propoie lesraisons des Païens, des Juifs , desMahométans , & des Chrétiens 4mais celles des Chrétiens sont tou-jours les moins fortes. Cependantdans l’hiltoire de fa vie {De vita pro-pria ,) histoire où il avoue égale-ment ses bonnes 6c ses mauvaisesqualités avec une fráchiso peu com-mune, il paroìt plus superstitieuxqu’esprit-fort. II assure que , quoi-qu >1 fût naturellement vindicatif,ït négligeoit la vengeange ob Deirenerationem... o Quand je suis seul»( disoit-il ) «je suis plus qu'en tout» autre tems avec ceux que j’aime,« Dieu &. mon bon Ange. >, Son.traité De rerum varietate, Bile 1557,in-fol. mérite aussi quelque atten-tion. Cardan étoit un assez bon géo-mètre pour son tems. II perfec-tionna la théorie des problèmesdu troisième degré , grâces auxlumières de Tannlca , célèbre ma-thématicien , dom il s’attribua lesdécouvertes en vrai plagiaire. Lamanie de l’astrologie judiciaire écla-te dans tous fes traites astrono-miques. C’est lui nui réveilla dansces derniers siécles toute cette phi-losophe secreite 6c chimérique dela Cabale & des Cabalistes, quitemplissoit le monde d’efprits,auxquels on pouvoit devenir sem-blable en se purifiant par la phi-lotophic. 11 attribuoit à son étoi-le les impiétés , fes méchancetés,fes déréglemens , son amour pourles femmes , fa passion pour le jeu,&c. Voye\ fa Vit plus au long 6cla liste de ses ouvrages,dans le Dic-tionnaire áe Eaylc , 8c sor-touc dansle 14'. volume des Mémoires du P.JSicéron. II avoit pris cette belledevise : Tlmpus mea possessio ,TEilït/S AGER MEUS, >1 Le tems est

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ma richesse , c'est le champ que/ecultive. « Voy. Lomazzo.

U. CARDAN , (Jean-Bapsiste)fils aîné du précédent, docteur enmédecins comme lui , eut la tetetranchée à 16 ans, en 1560, p oliravoir empoisonné sa femme , jeunepersonne sans bien , dont il s'ctorcdégoûté peu de tems après le ma-riage. C'est à cette occasion queson pere fit Ion traité : De utU‘ tJ,itxadvcrjls capienda , De futilité <i uel’on doit retirer des adversités--On a du fils un traité De fulgurc,8c un autre De abstinentia eiburu" 1jatidornm , imprimés avec les Ou-vrages de son pere.

CARDI, ì r oye\ CivOLI,

CARDINAL , ( Pierre ) pretr*5 c poète Provençal , natif d’Argenfe près de Beaucaire , fe char'gea de l’éducation de la jeunessede Tarafcon. Charles II , roi de Na-ples 8c de Sicile , exempta cetteville de tout subside pendant tfi*ans, à condition qu’elle entretien*droit l’homme-de-leftres qui f 31 'soit fleurir le pays par fes (o'M8c fes talens. Cardinal réussissaitdans tous les genres de littérature-On a de lui , Las Lau^ours de AsDama d’Argcníi.

CARDONNE, ( le Duc de ) Voy-Mothe-Houdancou rt.CARDONNOI, Jsoy.VACQUET^'

CAREL , ( Jacques ) plus conj 111sous le nom de Leuac , qui est l ’ a 7 .nagramme de son nom , naquit »Rouen. Son Poème intitulé : ^ ÍSSarafins chajses de France , dottthéros est Childebrand , fit-naitte eeS4 vers de Boileau :

O k plaisantprojee d'un Poète 'f n 6sfq.Qui , de tant deíiéros , va choífif LMdebrand ! ,

D'un seul nom quelquefois le f> fí_ &bìtarre

Rend un Poème entier ou burlsi u *

ou barbare. 1-

L’abbp Corel fit des efforts