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Tome II.
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‘**P f ublique, tand s que son compé-*Jteur la menaçoit d’une prochaine**rvitude. 11 porta toujoursle deuil*puis le jour que commença laguerre civile , résolu de se donnerk mort si César étoit vainqueur ,&de s’exiler seulement si c'étoit^‘"’i/’ér.Là bataille de Pharsaìe ayát>out décidé , ce zélé républicain•enferma dans Ucíque , fe prép.*•bnt exécuter son dessein- 11 dît*^>eu à son fils 8c à ses amis, leurP r °uva que l’homme vertueuxet °it toujours libre, 8c le méchant•fclave. II passa une partie de la“ u >t à lire le Dialogue de Platonso f l’immortalité de l’ame ; puis es-tant la pointe de son épée, 8c laP'açant à côté de lui, il dît : Je suis^fin maître Je moi-méme. Lorsquele monde fut retiré , il s’en

«Or

'"n* un coup sous l'estomac. La

Assure n’étant pas assez profondeP® Ur le faire-mourirsurl’heure , il^mba de son lit, 8c fit-tomber en?a®me tems une table voisine. A cer *j*t ses esclaves entrèrent : les crisJ u ‘âls poussèrent . firent-accourir.°n fils & ses amis, qui le virent. ai gné dans son sang 8c une partiee ses boyaux hors du ventre. IIn>t encore les yeux ouverts ,j. 315 fans parole, ce qui engagea«?n médecin à le remettre fur le lita Panser sa plaie. Mais à peine* at, |l fini que Caron reprenant sesj Psits , repoussa le médecin, 8c, Vec un emportement qui tenoite la fureur, il ouvrit fa blessure ,y rtac ha ses entrailles 8c expira de-j 9r ueux àl’àge de ; 5 ans,l’anav.il'l n' 48 ' Telle ^ ut lâ mort de cetPefl * P et 'fi° nsla g e qu’Horace ap-p e e N obiíe leth vm , parce qu’ilCon* 13 P 0Ur ne P as so soumettre àVre *"“!*• Cicéron écrit dans le li-1, f P r ^ m j. er des Offices , que « Caton» m a soûl qui dstt fe tuer lui-mê-» ® que tous les autres qui

k nu a ent ^ ans I e même parti auroient* Str « blâmés de le faire , parce

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» que leur vie avoit toujours été>1 douce & leurs mœurs faciles, 8ccH,Montesquieu pense au contraire, que,« si Caton se fût réservé pour la ré-» publique, il auroit donne auxaffai-» res tout un autre tour. » Mais cet-te réflexion-Iá peut être contredite.» Caton fe conduisant en citoyen de» la république de Platon parmi des» brigands, fa vertu ( dit l’abbé deMably ) » ne lui fournissoit que des» ressources impuissantes , 8c con-” trarioit même fes bonnes inlcn-» lions. »'Le parallèle de Cicéron 8cde Caton , fait parle même président,paroîtplus juste -, L’acceíloire chez" Cicéron , c'étoit la vertu; chez C«~” ton , c’étoit la gloire. Cicéron fe» voyoit toujours le premier, Caton>> s’oublioit toujours. Celui-ci vouloir» sauver la république pour elle-mê-” me, celui-là pour s’en vanter.Quand” Caton prévoyois , Cicéron trem-» bloit : là oû Caton espérois, Cui-» ton se conSoit. Le premier voyoit>1 toujours les choses de sang-froid ,>1 l’autre au travers de cent petites paf->> fions.» Caton annonça, dès ionbas-âge, cette roideur inflexible decaraétere qu’i! fit-paroître dans toutle cours de fa vie. Drusus son on-cle étoit tribun du peuple, 8c plu •sieurs nations d’itahe , alliées de*Romains, desiroient d’être admisesau nombre des citoyens de Rome.Pompedius , l’un des chefs des alliés,s’avisa de demander en badinant aujeune Caron sa recommandation au-près de son oncle. L’enfant gardale silence , témoignant par son re-gard 8c par un air de mécontente-ment , qu’il ne vouloir pas faire cequ’on lui demandoit. Pompedius in-sista , 8c voulant pousser à bout cetenfant, il le prit par le milieu ducorps, 8c le porta à la fenêtre enle menaçant de le laisser tombers’il perfévéroit dans son refus.Mais ta crainte ne sit pas fur luiplus d’effet que les prières ; 8cPompedius , en le remettant dans lachambre , s’écria : » Quel bonheurn pour Us Alliés, que ee ne /oit-li