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Tome III.
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à 's’emporter contr’eux , il leurir.diquon la maniéré de le combat-tre avec plus de force : il fournis-foít des Uvres à ceux qui travail-loient à le réfuter. Sa bibliothè-que étoit autant pour le public quepour lui-même. On doit auflì lui sa-voir gré d’avoir évité dans ses écritsVobscénité, ressource vile des im-pies , qui se font pour la plupartdesarmes de tout. II exerça, avec beau-coup d’applaudiíïement, la magis-trature dans la province d’Efíex.On étoit si persuadé de sa bonne-foi & de son désintéressement, que »malgré sa réputation d’impiete,on lui confia l’adminiftration desdeniers de cette province. II mou-rut le 13 décembre 1719, à Harley-Squarte, après avoir protesté « qu’il» avoir toujours pensé que cha-» cun devoir faire tous ses ef-’> forts pour servir de fón mieux« Dieu, son prince & sa patrie,« Kt que le fondement de la reli-» gion consistoit dans l’amour de»> Dieu & d«prochain». Les prin-cipaux ouvrages par lefqu'els il asign alé son incrédulité, sont : I. Es-sai sur P u sage de la liaison , dansles proposttions dont Vévidence dépendàu témoignage humain. Un espritfoible apprendront dans cet ou-vrage à abuser de la sienne, 8c unesprit fort à séduire celle des autres.IL Recherches Philosophiques fur laliberté de t Homme: ouvrage si bon ,dit un auteur fort suspect, que ledocteur Clarke y répondit par desinjures. Ne prendvoit-il pas dansce moment, comme tant d’autres,les raisons pour des injures? Cellesde Clarke étoìent bien capablesd’embarrafíer son adversaire. III,Discours fur les fondements £■ l t spreuves de la Religion Chrétienne ,avec une Apologie de la liberté d'é-crirc : elle fut attaquée par le cé-lébré Croulas. IV- Modelé des Pro-phéties littérales. C'est une suite (lu

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livre précédent, réfuté par diversécrivains, fur-tout parle docteurJean Rogers dans fa NécéJJìté de Larévélation Divine. V. Discours fur laliberté de penser : ouvrage qui fitbeaucoup de bruit dans fa naissan-ce , & qui est encore lu en Angle-terre par les partisans de Collins.II fut traduit en srançois in - 8».en 1714.

II. COLLINS , ( Jean ) né prèsd’Oxford, ea 1614, membre de lasociété royale de Londres en 1667,procura l’édition des meilleurs li-vres de mathématique. On le nom-mait le Mersenne Anglais, & il mé-ritait ce titre. II étoit en commerceavec tous les savants de l’Europe.Les Anglais prétendent qu’on peutprouver clairement, par son Com-mercium Epiflolicum de Analysé pro-mata, impr.iv-4 0 .en 1712,par or-dre de la société royale , que c’està lui qu’on doit l'iuvention de laméthode analytique. Cet habilemathématicien mourut le xo no-vembre 1683 , à 39 ans.

COLL 1 US, ( François) l’un desdocteurs du college Ambroisien deMilan , & grand pénitencier de cediocèse , mort en 1640, dans unâge affez avancé, se rendit trés cé-lébré par son traité De animabusPaganomm , publié en 2 vol. in- 4 0 ,à Milan > en 1622& 1623. II y exa-mine quel est le fort, dans l’autrevie, de plusieurs Payens illustres.II forme des conjectures ingénieu-ses & hardies fur des choses , dontla connoiiîance n’appartient qu'àDieu. II fauve les sages-femmesEgyptiennes, la reine de Saba, Na-buchodonosor, &c. II ne désespérépas du salut des Sept - Sages de laGrece, ni de celui de Socrate ; maisil damne fans miséricorde Pyhta-gore , Aristote , & plusieurs autres ,quoiqu’il reconnoiste qu’ils ontconnu le vrai Dieu. Cet ouvragen’est, à proprement parler , qu’un