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Grays-Inn; mais ayant refusé deprêter le serment du Test, il per-dit cette place. Les écrits qu’il pu-blia pour défendre son procédé,lui attirèrent la disgrâce & les re-proches des grands. On lui pro-mit inutilement, fous la reine An-ne, des récompenses considérables.11 vécut St mourut zélé non Con-formiste. II réunissoit parfaitementl’esprit de retraite du Chrétien,avec la politelk du gentilhomme.Egalement profond dans la philo-sophie , la théologie, l’éloquence,les antiquités sacrées & profanes ,il a enrichi fa nation de plusieursouvrages estimables. I. D’un Dic-tionnaire historique , géographique ,généalogique , traduit en partie duMorcri, & augmenté d’un grandnombre d’articles, en 4 vol. ìn-íol.II. Des Estais de Morale fur dif-férents sujets. III. D’un Traité cù ildémontre que Dieu n’est pas fau-teur du mal. IV. De la Critique'du Théâtre Anglais , comparé auxthéâtres d’Athênes, de Rome St deFrance; avec '1 Opinion des auteurs ,tant profanes que sacrés, touchant leSpectacle : traduit en françois parle P. de Courbeville , jésuite. Col-lier mourut le 26 avril 1726 , á76 ans.
I. COLLIN, (l’abbéN...) mortcn 17s4, trésorier du chapitre del’église de Paris, étudia de bonneheure les finesses de la langue La-tine St celles de la Françoise. Cetteconnoisiance lui servit à traduire ,avec autant d’exactitude que d’é-légance, r Orateur de Cicéron,ìn-ix.Cctre version , le fruit du travaillong , pénible St assidu d’un hom-me d’esprit, parut avec une excel-lente préface , qui est en mêmetemps un commentaire raisonné surl’ouvrage , & un solide abrégé derhétorique. On y trouve des ju-gements fur nos orateurs moder-nes , & des réflexions fur les rhé-
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teuVs de l’antiquité. II avoir rem 3porté trois prix à l’académie Fran-çoise. On a encore de lui la Viede Marie Lumague , institutrice desfilles de la Providence, 1744, in-l 2.
II. COLLIN de Vermond ,(Hyacinthe) membre de l’açadé-mie royale de peinture pour la par-tie de l’histoire, naquit à Versail-les. II étoit filleul St éleve du fa-meux Rigaud,qui démêla son talent.II fit d’cxcellentes études en Italie :il en rapporta le bon goût du des-sin , dont l’art consiste autant àprésenter la nature sous des as-pects favorables, qu'à la rendreavec élégance St avec pureté. Dansses exercices de professeur, il réus-sit à poser supérieurement le mo-delé, á le dessiner correctement, &à remplir avec habileté toutes lesfonctions de l’école. Ses ouvragesrespirent la douceur, 1’honnêreté ,la décence de son caractère. Lesprincipaux font : I. La Présentationau Temple, placée à St.-Louis deVersailles. II. La Maladie d'Amio-chus. III. Plusieurs Tableaux , dansla nef des Capucins du Marais.
IV. L'Annonciation , à St.-Médéri.
V. La Manne qui tombe dans le Dé-sert , à St. - Jean - en - Grève. Collinmourut à Paris en 1761, à 68 ans.
COLLIN, voye%_ Blamont &Maclaurin.
I. COLLINS, (Antoine) né àHeston, à dix milles de Londres, le21 juin 1676, d'une famille noble &riche, occupe une place dans la listedes incrédules. On devient ordi-nairement impie par un excès deperversité, ou de libertinage ; Col-lins le devint par bonté de carac-tère. Le tableau des maux qu’a-voient occasionnés les abus que deshommes ambitieux avoientfaits delareligion, l’ayant indisposé contreelle, il l’attaqua avec beaucoupde hardiesse. Son impiété lui attiraplusieurs adversaires ; mais, loin
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