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bat avcc les Lacédémoniens; ilremporta fur eux la victoire na-vale de Cnide , l’an 394 avant J.C., coula à fond 50 galères, tuaun grand nombre de soldats, &enveloppa dans le combat l’ami-ral lysandrc qui y perdit la vie.Cetavantage dédommagea Athènesde toutes les pertes qu’elle avoitfaites à la journée de la Chevre ,16 ans auparavant. Canon, qui ve-noit de donner à f es concitoyensrempire de la mer, poursuivit sesconquêtes f année suivante. II ra-vagea les côtes de Lacédémone ,rentra dans fa patrie couvert degloire, St lui fit présent de sommesimmenses qu’il avoit recueilles dansla Perse. Avec cet argent & ungrand nombre d’ouvriers que lesalliés lui envoyerent,il rétablit,enpeu de temps, le Pyrée & les murail-les de la ville. Les Lacédémoniensne trouvèrent d’autre moyen de sevenger de ce grand homme, leurplus implacable ennemi, qu’en l’ac-cusaut auprès d ’ Artaxercìs, de vou-loir enlever l'Ionie & l’Eolide auxPerses, pour les faire rentrer fousla domination des Athéniens. Tiri-base , satrape de Sardes, le fit ar-rêter fous ce vain prétexte. Onn’apas su précisément ce qu’il devint.Les uns disent que l’illustre accuséfut mené à Artaxcrces , qui le fitmourir ; d’autrcs assurent qu’il fesauva de prison. II laissa un fils ,appelé Timothéc , qui, comme sonpere , fe signala dans les combats.
II. CONON, astronome de PiledeSamos, étoit en commerce delittérature & d’amitié avec Archi-meds , qui lui envoyoit de temps entemps des problèmes. C’est lui quimétamorphosa en astre 1? cheve-lure de Bérénice , sœur & femmede Ptoloméc-Evergete , vers l’an 300avant J. C. Cette reine,inquiété dufort de son époux, qui étoit alorsdans le cours de ses conquêtes , fit
CON
vœu de consacrer sa chevelure js’il revenoit fans accident. Ses dé-sirs ayant.été accomplis, elle s’ac-quitta de fa promesse. Les cheveuxconsacrés furent égarés quelquetemps après. Canon , bon mathéma-ticien, mais encore meilleur cour-tisan, consola Evergete désolé decette perte, en assurant que la che-velure àtBérénicc avoit été enlevéeau ciel. II y a sept étoiles près dela queue du Lion, qui jusqu’alcrsn’avoient fait partie d’aucune cons-tellation; ['astronome, les indiquantau roi, lui dit que c’étoit la cheve-lure de sa femme, & Pcolomée vou-lut bien le croire. Catulle a laissé,en vers latins, la traduction d’unpetit Poème grec, de Callimaque , àce sujet.
III. CONON , originaire deThrace, né en Sicile, pape après 2amort de/-an V, le aï octobre 686,mourut le 21 septembre de l’annéesuivante. C’étoit un vieillard véné-rable par sa bonne mine , ses che-veux blancs, fa simplicité & sacandeur.
I. CONRAD I er , comte de Fran-conie, fut élu roi de Germanie en9 [i > après la mort de Louis IV.Othon , duc de Saxe , avoit étéeboili par la diete ; mais fe voyanttrop vieux, il proposa Conrad,quoique son ennemi, parce qu’il lecroyoit digne du trône. « Cette» action n’est gueres dans l’esprit» de ce temps presque sauvage,( dit un historien qui contredit sou-vent tous ceux qui l’ont précédé. )u On y voit de 1 ambition, de la» fourberie, du courage, comme» dans tous les autres siécles; mais,>* à commencer par Clovis, ( ajoute*t-il noh moins témérairement, )» on ne voit pas une action de» magnanimité „. C’est calomnierla nature humaine. II est très-sûrqu’il y avoit moins de rafinementdans ce siécle que dans le nôtre ;