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femme , Jules - Confiance , qui sútpere de Julien dit Y Apostat 8c de•Gallus... La valeur de Constance-Chlore , ( dit M. Thomas , ) n’ôtarien à son humanité. Empereur,il fut modeste & doux. Maîtreabsolu , il donna , par ses vertus ,des bornes à un pouvoir qui n’enavoit pas. II n’eut point de trésor ,parce qu’il vouloir que chacun deses sujets en eût un. Les jours defêtes , il empruntoit la vaisselle d’or& d’argent de ses amis, parce qu’iln’en avoit pas lui-même. II fut hu-main en religion comme en poli-tique ; & tandis que les autres em-pereurs , ses collègues, persécu-toientpar une superstition inquiété& féroce, il ne fit ni dresser unéchafaud, ni allumer un bûcher.
II. CONSTANCE II, ( Elayius-3 ulìus-Constantìus ) second fils deConstantin le Cl' n d , 8c de F aufia saseconde femme , naquit à SirmichTan 317 de Tore chrétienne. II futfait César en 323,8c élu empereuren 337. Les soldats, pour assurerTempire aux trois fils de Constantin,massacrèrent leurs oncles 8c leurscousins, (voy. Hannibaliíh) 8ctous les ministres de ce prince , àl’exception de Julien Y Apostat & deGallus son frété. Quelques histo-riens ont soupçonné Confiance d’a-voir été sauteur de cet horriblemassacre , 8c S. Athanase le lui re-proche ouvertement : d’autres pré-tendent qu’il ne fit que céder á lanécessité & à la violence. Aprèscette exécution barbare , les fils deConstantin se partagèrent Tempire.Constance eutl’Otient, la Thrace 8cla Grece. II marcha, Tan 3 3 S, con-tre les Perses, qui affiégeoient Ni-fibe, 8c qui, à son arrivée, leverentj c siège 8c se retîrerent sur leurs ter-res , après avoir été vaincus prèsde cette ville. Ces avantages fu-rent de peu de duree. Les géné-raux Perses,vainqueurs à leur tour,
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taillèrent en pieces ses armées J8c remporterent neuf victoires si-gnalées. L’Occident n’étoit pasplus tranquille que l’Orient. Ma-gnence , Germain d’origine, procla-mé empereur à Autun par les sol-dats , 8c Vétranion , élu aussi vers lemêmetempsà Sirmich dans la Pan-nonie , s’étoient partagé les étatsde Constantin le jeune 8c de Cons-tant. Constance leur frere marchacontre l’un 8í l’autre. Vétranion ,abandonné de ses soldats, vint im-plorer la clémence de T empereur,8c en obtint des biens suffisants pourpasser le reste de fa vie dans l’a-bondance. Magnence , vaincu à labataille de Mursie , après une vi-goureuse résistance, fut obligé deprendre la fuite. Confiance, qui, pen-dant le feu de faction,s’étoit retirédans une église , voyant la cam-pagne couverte de cadavres, pleuraamèrement, 8c donna ordre d’avoirfoin des blessés 8c d’enterrer lesmorts. Magnence, défait de nou-veau dans les Gaules par les lieu-tenants de Constance , se donna lamort, pour ne pas tomber dans lesmains du vainqueur. Ainsi , tout
I empire Romain, partagé entre lestrois enfants de Constance , se vitalors réuni Tan 353 fous Tautoritéd’un seul. Constance, p’ayant plusde rival à craindre , s’abandonna àtoute la rage de son ressentiment;
II suffisoitd’être soupçonné d’avoirpris le parti de Magnence, d’êtredénoncé par le plus vil délateur,pour etre privé de ses biens, em-prisonné , ou puni de mort. Qui-conque passoit pour riche, étoitnécessairement coupable. Trois ansaprès, en 336, Constance vint àRome pour la premiere fois, ytriompha, 8c s’y fit mépriser. Ontransporta , par ses ordres, l’obélis-que que Constantin avoit tiré d’Hé-liopoie en Egypte , 8c il fut dressédans le Grand-Cirque. Les prospé-