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Tome III.
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tïtés de Julien , alors vainqueurdans les Gaules , réveillèrent fa Ja-lousie , fur-tout lorfqu’il apprit quel’atmée lui avoit donné le titred’Auguste. 11 marchoìt à grandesjournées contre lui, lorfqu'il mou-rut à Mopfueste au pied du Mont-Taurus, le ; novembre 361, à45 ans, après en avoir régné 2;.Eu^oins, Arien lui donna le bap-tême quelques moments avant famort. Cette secte avoit triomphéfous son régné, & la vérité &l’innon'ete furent opprimées. Ceprince ambitieux .jaloux, méfiant,gouverné par ses eunuques fit f escourtisans,fut enfin dupe de ses fai-blesses-, &s’iln’eùt perdu la vie, dit

un historien, il eût au moins perdul’empire. II n hérita point du goûtfie son pere pour les lettres. “ H” avoit, dit Ammien - Marcellin ,« peu de génie, peu de goût ; &n il fe défioit de tous ceux qui

montroient quelque talent ex-" traordinaire ,8c qui furpaffoient" les autres dans fa cour ». Nonmoins bizarre que despotique, ilvoulut entrer dans les disputes del’Arianifme, chaffa de leurs siè-ges les plus grands évêques, as-sembla synodes fur synodes : deforte qu'un écrivain Payen ditplaisamment qu 'il avoit ruiné lesvoitures publiques à force dcfaìrevoya-ë £r les chefs de lli-lifc.

III. CONSTANCE DE NïSSE,général des armées Romaines, fousMonorius , qui lui fit épouser, en4 *”, Placidiel a sœur, 8c Vastsocia àT empire. II vainquit Constantin lejeune , Conflans , Gérance , Jovin ,chaffa les Goths des Gaules, & fitprisonnier le rebelie Atialus. II nepofféda la dignité impériale qu’en-viron 7 mois. II mourut en 42 1,regretté comme un guerrier 8c unpolitique, & comme le bouclier de1 empire. Vahntinien III, son fils ,*egna après lui dans l’Occident.

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IV. CONSTANCE, étoit filsd’un cabaretier de Céphalonie, sui-vant le chevalier de Foríin , ou d’unnoble Vénitien qui étoit fils du gou-verneur de cette île , selon d’au-tres. II devint, par son esprit 8c sapolitesse, bacalon , c’est-à-dire, pre-mier ministre ou grand -vifir duroyaume de Siam. Cet homme, néavec beaucoup d’ambition, 8c vou-lant introduire le Christianisme àSiam, détermina le roi, dont il étoitministre, à envoyer une ambassadeà Louis XIV. II fit partir, par leconseil des Jésuites, trois Siamois,avec de grands présents pouf le roide France, à qui le roi de Siamrendoitcet hommage. Les envoyé*dévoient faire entendre que le prin-ce Indien, charmé de la gloire dumonarque François,ne vouloit fairede traité de commerce qu’avec fanation, 8c qu’il n’étoit pas mêmeéloigné de fe faire Chrétien. Lespremiers envoyés périrent fur meren 1680; les seconds arrivèrent àVersailles en 16S4. La grandeurdu roi flattée , 8c l’espérance deconvertir les infidèles, l’engage-rent d’en voyer au roi de Siam deuxambassadeurs, le chevalier de Chau-mont 8c l’abbé de Choijî , avec six Jé-suites. Ils furent magnifiquementreçus. Le roi de Siam promit des’instruire de notre religion ; maisce ne fut qu'une vaine promesse.Quelques mandarins, à la tête des-quels étoit Pitracha , fils de la nour-rice du roi , ayant apperçu dela mésintelligence entre Constance,8c des Fargues , général des trou-pes Françoise?, voulurent en pro-fiter pour chasser les François dupays 8c se rendre maître des af-faires. Constance périt dans les tour-ments. Pitracha , chef d’une cons-piration contre le monarque Sia-mois 8c son ministre, tint ce princecaptif dans son palais, Sc monta furle trône après fa mort, non fans