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Rome, 11 ruina les peuples par sesexactions, 8c enleva des églises lestrésors, les vases sacrés, & jus-qu’aux ornements des tombaux, &fit périr les plus grands seigneursdans les tourments. André , fils dupatrice T ro'ile , le suivit un jouraux bains, fous prétexte de luj ai-der ; il prit le vase avec lequel onversoit de l’eau, & lui en porta uncoup si violent sur la tête, qu’ille renversa mort, le 15 j uillet 668,après 27 ans de régné. Odieux auxpeuples , encore plus odieux à fafamille , persécuteur des Catholi-ques , personne ne pleura la mortde ce tyran. II eut tous les défauts,fans aucune vertu. II vit, avectranquillité , les Sarrasins conqué-rir ses états, s’emparer de l’A-frique & d’une partie de l'Asie ,fans oser paroìtre à la tête de sestroupes.
III. CONSTANT, ( Germain )juge-gatde de la monnoie de Tou-louse , publia en 165 7 , à Paris , unsavant Traité de la Cour des Mon-naies & de Tétendue de fa Juridiction ,
l vol. in-fol. L’auteur avoit fouillédans les archives publiques, dansles dépôts, dans les bibliothèques,dans plusieurs cabinets de savants.
IV. CONSTANT, (David) pro-fesseur de théologie dans l’académiede Lausanne, né en 1638, mort le17février 1733 , à95 ans,s'estfaitconnoîtredes savants par plusieursouvrages pleins d’érudition. II étoiten commerce littéraire avec O aillé ,Amyrault ,Turretin, B ay le , Meftrc-\at. On a de lui : I. Des éditions deFlorus , des Offices de Cicéron & desColloques d’Erafme , enrichies de re-marques choisies 8c judicieuses. II.Des Dissertations fur la femme deLoth , fur le buijfon de Mayfe , fur leSerpent d'airain, & fur le Pajfage de laMer Rouge. Ces dissertation;, esti-mées pour le style Sc pour le fonds,fpnt en latin. III. Un Abrégé de Poli •
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tique , dont on a une édit. de 1687,fort augmentée. IV. Son Système deMorale Théologique , en 25 disserta-tions.
/. CONSTANTIA, ( Flavia-Ju -lia ) fille aînée de l’empereur Conf-tance-Chlore 8c de Théodora , joignoità une beauté régulière & à un espritpénétrant, un courage au-dessus deson sexe, 8c une vertu qui ne se dé-mentit jamais. Oncroit qu’elle em-brassa le Christianisme en 311, avecson frere Constantin , qui lui ntépouser deux ans après Licinius, Lesdeux beaux-frétés s’étant brouillésirréconciliablement, la guerre futallumée pour savoir qui resteroitmaître de l’empire. Le sort des ar-mes fut funeste à Licinius. Aprèsavoir été vaincu dans trois bataillesrangées, il fut étranglé par ordre deConstantin. A peine Constantin avoit-elle achevé le temps du deuil de sonépoux, qu’elle perdit Licinius sonfils unique, prince d’une grande es-pérance, 8c quifaisoit toute sa con-solation. Constantin le sacrifia à lasûreté de ses fils, 8c le fit mettre àmort à l’àge de 12 ans. Constantinctoussa ses soupirs, 8c après la mortde fa merc Hilcne, elle eut le plusgrand ascendant sur l’esprit de sonfrere. Elle soutint à la cour les A-riens, dont elle avoit embrassé leserreurs à la persuasion à'Eufebe deNicomédie, 8c mourut dans leurcommunion, vers 330.
II. CONSTANTIA, ( Flavia-Ju -lia ) premiere femme de l’empcrcurGratien , étoit fille posthume deConstance II 8c de Faustine. Elle na-quit en 362. Le tyran Procope , quife disoit son parent, s’étant fait re-connoitre empereur en 366 , portacet enfant illustre dans ses bras,pour s’attacher le; soldats, à qui lamémoire de Constance étoit chere.Constantin étoit dans fa 13 e - année ,lorsqu’etle quitta Constantinoplepour aller épouser Gratien^ ui l’cti;