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Tome III.
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soupçon d’avoir abrégé les joursde son maître. La femme de Cons-tance fut d’abord sollicitée par le filsdo Pitracha à entrer dans son sé-rail; mais l’ayant refusé, elle futcondamnée à servir dans la cuisinede l’usurpaieur, qui lui confia de-puis l’éducation de ses enfants. Ona deux Vies de Confiance : l’une parle pere d’ Orléans , 1690, in - 12,qui le peint comme un chrétien zéléà vertueux ;l’autre par Deflandes,1755, in-12, qui le représente com-me un aventurier qui fut la vic-time de son ambition. De cesdeux portraits si différents , onpourroit en faire un troisième ,qui seroit peut-être plus ressem-blant.

CONSTANCE, (l’impératrice)voye{ Henri vi.

CONSTANCE de Provence ,yoyc{ Henri 1. n° ix, & Robertn° 111.

CONSTANT I er , ( Flavius-Ju-lius- Constans ( troisième fils de Cons-tantin le Grand & de Faufta , naquiten 320, & fut proclamé César en333. 11 eut l’Italie, 1 Afrique, l’Il-lyrie, au partage des états de sonpere; & les Gaules, l'Espagne &la Grand - Bretagne, après la mortde Constantin son frété, qui venoitde lui déclarer la guerre. Constant,maître de tout l’Occident, proté-gea la vérité contre les erreurs desAiiens. Les Hérétiques profitant dela facilité de Constance pour persé-cuter les Catholiques , il lui écri-vit que s’il ne rendoit pas justiceH St. Athanase , il iroit lui-même àAlexandrie le rétablir, en chasserses ennemis , St les punir commeils méritoient. II fit convoquer leconcile de Sardique en 347, & s’ef-força d'éteindre le schisme des Do-natistes. Ce protecteur de l’Eglisepérit d’une maniéré bien funeste.Magnence s’étant fait proclamer em-pereur en Afrique, le fit tuer à

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Elne dans les Pyrénées, l’an 350?Les Chrétiens ont beaucoup louéce prince. Les Payens l’ont accusédes plus grands vices; mais, com-me il se déclara contre ces derniers,leur témoignage doit paroître sus-pect. Constant n’avoit que 30 ans,lorsqu’il fut égorgé ; il en avoir ré-gné 13. Voyei Constantin iii , à

la fin.

11. CONSTANT II, empereurd Orient, fils d’ Heraclius-ConstantinSt petit-fils à'Heraclius, fut mis àla place de son oncle Heracleonasen 641. Les Monothéistes l’avoientélevé; il les protégea & s’en laissagouverner. La Patriarche Paul ,maître de son esprit, l’engagea àsupprimer 1 ’EHhefie , & à mettre ensa place le Type. C’étoit un édit,dans lequel, après avoir exposéles raisons pour 8t contre , on dé-fendoitaux orthodoxes & aux hé-rétiques de disputer sur les deuxvolontés de J. C. Le pape MartinT, nouvellement élevé fur la chairede Rome, condamna le Type en 649dans un concile. Confiant, irrité con-tre Théodofie son frere, à qui le peu-ple marquoit beaucoup d’amitié,le força à se faire ordonner diacre ,de peur qu’on ne l'élevât à l'eiù-pire ; mais cette cérémonie ne lerassurant point, il le fit massacrerinhumainement. Les remords.fruitsamers du crime, l’affaillirent aussi-tôt , St présentoient sans relâcheà son esprit égaré, l’image de Théo-dofie, qui le poursuivoit un calice àla main, en lui disant : Bure{, buvc{,mon sure ! L’an 662, il passa en Ita-lie , pour réduire les Lombards. IIentra > le 5 juillet 663 , dans Ro-me , où il enleva tout ce qui ser-voit à décorer cette ville. Aprèssavoir dépouillée de tout ce quela fureur St l’avarice des barba-res n’avoient pu enlever, il allaen Sicile y établir fa cour. Aussimauvais prince à Syracuse qu’à