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î'èfhpercur, viat assiéger Constan-tinople par mer & par terre. Sonarmée étoit de 300 mille hommes ,
& fa floue de 400 galères à troisrangs. Les Grecs n’avoient que 7mille hommes en état de porterles armes , & 13 galères. Constan-tinople, aptès un siège de 3S jours,fut emporté le 19 mai 1453. Cons-tantin , voyant les Turcs entrerpat les breches, se jette, l’épée à lamain, à travers les ennemis. II voir' tomber à ses côtés les capitainesqui le suivaient ; tout couvert desang, & testé seul, il s’ecrie : tf*se trouvera-t-il pas un Chrétien quirnd oie lc peu de vie qui me reste ! Al’instant un Turc lui décharge uncoup de sabre fur la tète ; unautre lui en porte un second, souslequel il expira, àl'âge de 50 ans.Une mort aussi glorieuse est le plusbel éloge. Ce prince véritablementgrand, magnanime , religieux, étoitdigne -fuit meilleur fort. Les en-fants St les femmes qui restoìentde la maison impériale, furenttnaílacrés par les soldats, ou ré-servés pour assouvir la lubricitédu vainqueur. Telle fut la fin del’empire de Constantinople Tan1113, depuis fa fondation par leGrand Constantin... Dragas'es avoirun frere, nommé Thomas Paléo-logut , dont la fille Sophie fut ma-riée à Jean Safilide , prince de Mof*covie.
IX. CONSTANTIN , surnom-mé l’ Africain > parce qu’il étoit ori-ginaire de Carthage , étoit mem-bre du college de Salerne. II flo-riffoit vers l’an 1070. La jalousiede ses concitoyens l’obligea de seréfugier en Sicile , où il prit l’ha-bìt de bénédictin. Constantin fut undes plus grands compilateurs enmédecine, & il semble avoir été lepremier qui ait introduit en Italiela médecine Grecque St Arabe, Ses
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Ouvrages furent publiés à Baie en1336, in-f.
X. CONSTANTIN, (Manassè; )historien Grec, florissoit vers l’aa1130, sousl’empereur Manuel Com-nene. 11 écrivit, en vers grecs, unAbrégé de l’Histoire, traduit en latinpar Leunclavius , & imprimé au Lou-vre , en 165 5 > in-f° : il fait partiede la Byiancine. C’est proprementUne Chronique , depuis Adam jufqu’áAlexis Comnene . Elle a tous les dé-fauts du siécle de Causeur, la gros-sièreté du style St la sotte crédulitésXI. CONSTANTIN, (Robert)docteur en médecine, & profes-seur de belles lettres en l’univer-sité de Caen sa patrie, vécut, sui-vant ie président de Thou , jusqu’à103 ans. Une vieillesse si avancéene diminua ni les facultés de soncorps, ni celles de son ame. IImourut d’une pleurésie le 17 sep-tembre 1603. Ón lui doit: I. Luil-éon Gratco-Latínum , 1 vol. inf° ,Genève, 139a. Henri Etienne avoitrangé, dans ie sien, les mots grecsfous leurs racines ; Constantin lesa mis dans V ordre alphabétique.Cette méthode plus commode lutfit donner par quelques - uns lapréférence fur c&iuì d’Etienne, quilui est d’ailleurs très - supérieur.II. Trois Uvres d’Antiquités Grec-ques & Latines. III. Thésaurusrerum & verborum utriusqut linguet .IV. Supplementum linguet Latinte ,feu Diclionarium abstrusorum voeu—bulorum, &c. Genève, 1573, in-4°. II avoit été domestique ou plu-tôt pensionnaire & disciple de Jule»Scaìiger-, & il publia, après la mortde ce savant, une partie de ses Com-mentaires fur Thèophrafte : à Lyon ,1384, in-4 0 . Joseph Scaìiger , fils deJules , jaloux de la confiance queson pere avoit pour Constantin ,conçut une haine violente contrelui, Ule déchira avec acharnement,
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