Band 
Tome III.
Seite
68
JPEG-Download
 

68 CON

II le traita de faux, d impudent, &d 'Ane dans l’intelligence de an-ciens auteurs : mais ces injures nefirent tort qu’à celui qui les vo-iniffoit. Au reste , le P. Nicérondoute que Constantin soit parvenuà l’àge de 103 ans ; & l’on peutvoir ses raisons dans le tome 27'de ses Mémoires, page 247.

CONSTANTINE, (Flavìa-Julia-Constantina ) fille aînée de l’empe-1 e u r Constantin & de F austa , fut ma-riée l’an 355, par son pere á Hanni-halien , tué quelque temps après ;puis donnée, l’an 351 ,parfonfrereConstance, à Gallus son cousin , quireçut, à l’occafion de ce mariage ,le titre de César. Cette princesse,fiere, avare & inhumaine, abusantdu caractère dur & borné de sonépoux, lui fit commettre des in-justices criantes & des cruautés fansnombre ; elle le précipita de crimeen crime, jufqu’à vouloir usurperl’empire. Mais Confiance , instruitde l’attentat de Gallus , luisît perdrel'efpérance de la couronne avecla vie, l’an 334 ; & Constandnene fe déroba au même châti-ment , que parce qu’elle fut em-portée peu de temps auparavant,après une maladie de quelquesjours , occasionnée par un excès defatigue.

CONSUS , dieu des conseils.Les Romains lui a voient élevé unautel, fous un petit toit, dans leGrand-Cirque , à l’extrémité de lalice. Ce petit temple étoit enfoncéde la moitié en terre. On y célé-brois des fêtes magnifiques en sonhonneur. On prétendoit que cedieu avoir conseillé à Romulus d’en-lever les Sabines.

CONTANT, (Pierre) né à Ivri-scr-Seine en 1698, mort à Parisen 1777, fut le disciple de Wattcaupc ur le dessin, & de Dulin pourJ’; rchitectqre, 11 fit de fi grands

CON

progrès dans ce dernier art, qu’ilfut reçu del’académieàaS ans. Lesmaisons de M. Crojat de Thiers 8cde M. Cro\at de Tugni ; les écuries-de Biffy , où il pratiqua le premierces voûtes en brique , si hardies ;l’église de Panthemont , celle deCondéen Flandre,celle de S. Waastd’Arras, celle de la Magdeleine àParis ; l’amphithéâtrede $t.-Cloud ,l’hôtel du gouvernement à Lille ,ont été élevés par lui ou fur sesdessins. II a laissé un vol. in-fol. ,gravé , de ses procédés d’architec-ture. M. Dulin , qui a épousé sa filleunique, soutient la réputation deson beau-pere.

I. CON TARIN!, ( Gaspard ) na-quit en 1483. II étoit dt l’anciennefamille des Contaríni de Venise,féconde en hommes illustres dansles armes & dans les lettres , & futambassadeur de la république au-près de l’empereur Charles-Quint.II s’acquitta si bien de fa commission,qu’à son retour, il eut un gouver-nement considérable. II ne le servitpas moins utilement en plusieursautres occasions importantes. PaulWsl’honoradela pourpre Romaineen 15 3 5 , & l’envoya légat en Alle-magne en 1341, & Vannée d’aprèsá Boulogne, où il mourut, âgé de59 ans. Sa derniere maladie fut unefie vre qu’il gagna pour avoir soupéun jour d’été dans un sallon , oùI’air frais fe faisoit trop sentir. Onlui doit plusieurs Traités de philo-sophie, de théologie & de politi-que, imprimés à Paris en 1571,2 vol. in-fol. 11 écrivoit en latinavec beaucoup de politesse & denetteté ; mais il étoit plus profonddans la philosophie que dans lathéologie. Ses principaux ouvragesfont : 1. Un Traité de l'immortalitéde C Ame, contre Pcmponace sonmaître. II. Un Traité des Sacrements ,

qui est plutôt un belle instruction «