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son épée & s’en perça 1 an 66 deJésus-Chr., en disant : h Vai bienmérité !
CORDELET, ( Claude) maîtrede musique deSt.-Germain l’Auxer-rois, né à Dijon, mourut à Parisen 1760. On a de lui quelquesJ Morceaux qui obtinrent les suffra-ges des connoiffeurs.
I. CORDEMOI, ( Géraud de )naquit à Paris d’une famille noble,originaire d’Auvergne. II s’attachad’abord au barreau, qu’il quittapour la philosophie de Descartes.Bojfuct, qui avoir le même goût quelui pour ce philosophe, le donnaau Dauphin en qualité de lecteur. IIremplit cet emploi avec succès 8cavec zele, 8c mourut le 8 octobre1684, membre de l’académie fran-çoise, dans un âge affez avancé.On doit à fa plume : I. U Histoiregénérale de France, durant les deuxpremicres races de nos Rois , en 2 vol.ín-fol. 16S5 ; déprimée par le P.Daniel , mais qui n en vaut pasmoins. II ne trouva gueres, ( ditun auteur) dans les anciens écri-vains que des absurdités 8c des con-tradictions. La difficulté l’encoura-gea, 8c il débrouilla le chaos desdeux premieres races. II éclaircitbeaucoup de faits équivoques oudouteux. II en fit connoître d’au-tres qui n’étoient pas connus, ouquil’étoient peu. II écrit d’un styleferme, mais diffus, 8c il adopte tropfacilement quelques récits fabu-leux. Cordemoi devoir d’abord seborner à l’ Histoire de Charlemagne ,à l’usage du Dauphin , pour quiTléchier avoir entrepris son Histoirede Tkcodofe. Celui-ci, plus orateurque critique , eut bientôt fini sonouvrage ; mais l’autre ne voulantrien dire que fur de bonnes preu-ves, remonta jufqu’aux temps lesplus obscurs de la monarchie, 8cs’engagea dans des digressions étran-gères á ce sujet, dans des discussion!
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longues Sc épineuses, qui, en notísprocurant l’Histoire des deux pre-mieres races , nous privèrent decelle de Charlemagne. D’ailleurs sonérudition, ( dit d ’Olivtt) se montretrop à nu 8c dépourvue des agré-ments dont il pouvoir Portier fansla surcharger. II. Divers Traités deMétaphyjìque, d’Histoire , de Politique& de Philosophie morale, réimpri-més in-4 0 , en 1704, fous le titred'(Ruvres de feu M. de Cordemoi. Ony trouve des recherches utiles, despensées judicieuses 8c des réfle-xions sensées fur la maniéré d’é-crire l’histcire. II avoir adopté enphilosophie, comme nous Pavonsdit, les sentiments de Descartes ,mais fans en être l’esclave ; il s’enéloigne même quelquefois.
II. CORDEMOI, (Louis-Géraudde ) fils du précédent, licencié deScrbonne, 8c abbé de Fenieres, ai-da son pere dans la composition deson Histoire de France , 8c la conti-nua par ordre du roi. Cette suite ,depuis Hugues Capet jusqu’à la mortde Henri I, en 1060, est restée ma-nuscrite. Aussi habile controver-stste, que son pere avoir été pro-fond philosophe » il rapporta pres-que toutes ses études à la conver-sion des hérétiques. II mourut en1722, à 71 ans. On a de lui: I.Traité de P invocation des Saints, ín-12. II. Traité des saintes Reliques.
III. Traité des saintes images. IV. LaConférence du Diable avec Luther, enlatin , françois 8c allemand , in-8°.V. Traité contre les'Sociniens , in-12 ,dédié au grand Bojsuet. L’auteur ydéveloppe la conduite qu’a tenuel'Eglise dans les trois premiers sié-cles, en parlant de la Trinité, 8cde l’incarnatton du Verbe. II ap-puie ses preuves fur récriture 8cfur la tradition : méthode qu’il asuivie dans tous ses autres ouvra-ges, qui font solides, écrits avecordre, & faciles à entendre.
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