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têt à fa beauté qu’à ses talents, se-lon , Pausanias, Pindare, outré deTinjustice des juges, n’épargna pasá fa rivale les injures & les plai-santeries. Corinne avoir composéquantité de Po'cfies : mais il ne nousen reste aujourd’hui que quelquesFragments , dont on peut voir le dé-tail dans la Bibliothèque Grecque dusavant Fabricius.... Ovide a célébrésfous le nom de Corinne, une de sesmaîtresses : c’est Julie, fille á'Au-guste , suivant quelques savants.
CORlNtSS, poète Grec , plusancien qu 'Hcmere, selon Suidas ,étoit ( dit-on ) disciple de Palemede.
Il écrivit en vers V’histoire du siègede Troie, & la guerre de Dar-danus. On ajoute qu’il employadans ses PoëmCs les lettrés Dori-ques, inventées par Palamede, otqu ’Homere profita beaucoup de sesVers ; mais tous ces récits ont bienl’air d’ètre fabuleux,
CORIO, (Bernardin) né en1460, d’une famille illustre de Mi-lan , fut choisi par le duc LouisS force , surnommé le Maure , pourécrire l’Histoire de sa patrie. Lechagrin vint troubler son travail.Les François s’étant emparés duMilanez, & le duc son protecteurayant été fait prisonnier, il mou-rut de douleur en 1500, à 40ans. La meilleure édition de sonHistoire est celle de Milan en 1505,in-£°. Elle est belle , rate, 8t beau-coup plus recherchée que les sui-vantes , défigurées par un éditeurqui les a mutilées. On fait cepen-dant quelque cas de celle de Ve-nise, 1554, 1565,01-4° ;& de Pa-doue, 1646, in-4°. Quoique cethistorien écrive d'un style dur &incorrect, il est estimé, à cause deson exactitude à mettre des datescertaines, & à rapporter les cir-constances des faits qui intéressentla curiosité.
^on neveu Charles Corxo s’oe-
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cupa du même objet que son oncle z& nous a laissé en italien un Poo-trait de la ville ie Milan , où s
se
trouvent rassemblés les monumentsantiques & modernes de cette villeinfortunée.
CORIO LAN, ( Caius Marcìvs,dit ) d’une famille patricienne déRome, fer vo: t en qualité de simplesoldat au siège de Corioles, l’an495 avant J, C. Les Romains ayantété repoussés , il rassemble quel-ques uns de ses camarades , tombéfuries ennemis, entre avec.euxpêle-mêle dans la ville & s’en rendmaître. Le général voulut qu’il eûtla portion la pins riche du butin ;mais il ne voulut accepter que léseul nom de Coriolan, un chevalôt un prisonnier, ( son ancien hôte )auquèl il donna aussi tôt la hberté.Deux ans après, n’ayant pu obte-nir le consulat, malgré ses servi-ces , & ayant été accuse d’assecteíla tyrannie & de vouloir em-porter d’autorité les suffrages-, ilfut condamné par le tribun Deciusà un. bannissement perpétuel, Ro-me le vit bientôt à ses portes, àla tête d'une armée de Volsques,ennemis les plus implacables dunom Romain. II reprit toutes lesplaces qu’ils avoient perdues , en-tra dans le Latium , & vint assié-ger fa patrie. Le sénat lui envoyadeux députations pour fléchir facolere ; la i re composée de consu-laires ; la 2' de pontifes, revêtusde leurs habits sacrés. Coriolan lesreçut en roi 8t en vainqueur, as-sis fur son tribunal, St environnéde la plus brillante noblesse desVolsques. Il fut inexorable. Vécu-rie , mère de Coriolan, StVolumnieson épouse, accompagnées de plu-sieurs damesRomaines, eurent plusde pouvoir fur lui : leurs larmesle touchèrent. 11 reprit le chemind ’Antium , fans commettre fur sonpassage aucune hostilité. Les Rq-
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