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mains élevèrent un temple a laFortune féminine , dans le lieu ou lesdames avoient triomphé de Corio-lah , à 4 milles de Rome. Au mo-ment que cé vainqueur ramenoisl’armée chez les Volsques, il futmassacré comme coupable de tra-hison. Actius Tullius son collègue,jaloux de sa gloire, fut son accu-sateur auprès des Volsques, & lepeuple son bourreau, l’an 489avant J. C. Les dames Ramaines,à la prière defquelles il avoir sauvéRome, prirent à cette nouvelle ledeuil pour six mois... Avec une cer-taine grandeur-d'ame, Coriolan avoircette ambitieuse férocité qui animales Marins & les Sylla , dans un tempsoù Rome fut plus puissante & larépublique plus foible. C’estce quedit un historien. Si les Volsquesle firent périr, ajoute-t-il, ce futune assez juste punition de l’es-pece de trahison qu’il avoit com-mise envers eux. Fabius PiSor, his-torien sort ancien, le fait mourirde vieillesse dans son exil; & ce sen-timent paroît avoir été suivi parTite-Live
CORIPPUS, ( Flavius Cresconius )grammairien Africain, vivoit autemps de l’cmpereur Juftin le jeu-ne. II étoit auffi mauvais poète,que flatteur outré. On a de luiun Poème latin, en 4 livres, à lala louange de ce prince : Paris ,1610, in-8°.
CORISANDE à’Andouins , com-tesse de Guiche , voy. Gvichí.
CORMIER, (Thomas)historien& jurisconsulte, mort versléoo,étoit ne à Alençon de Guy Cormier ,médecin de Henri 11 d 'Albret, roi deNavarre. II fut pourvu d'une char-ge de conseiller à l’échiquier d’A-lençon , & député du bailliage decette ville aux états de Blois en1676. Sa femme, après 14 ans demat âge, lui suscita, en 1573 , unprocès devant l’çfficial, pour eau-
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se d’impuissance. Les médecins 8tchirurgiens furent consultés, & furleur rapport, l’official prononçala nullité du mariage, & il fut per-mis à la femme de se marier. Cor-mier, qui paroît s’être fait Protes-tant vers ce temps-là , prit une se-conde femme, sans y rencontreraucune opposition : il en eut 2 fils& 3 filles. Son neveu entreprit,après fa mort, de faire déclarer sesenfants bâtards : ce qui occasionnaun procès célébré au parlement deNormandie. La veuve soutint quela sentence de l’official n’avoit pasdéfendu à Cormier de se remarier ,ce qui ptouvoit que ce juge n’a-voit attribué son impuissance qu’àquelque charme. Les enfants furentdéclarés légitimes par arrêt renduen la chambre de l’édit le 24 août1602. Cormier est auteur de plu-sieurs ouvrages d’histoire Sc de ju-risprudence. Les premiers font : LUne Histoire de Henri II, en cinqlivres , imprimés à Paris en 1384,in-4 0 . II. Celles de François II, deCharles IX & de Henri III, qui fontrestées en manuscrit. Tous ces ou-vrages font en latin. Ceux de juris-prudence sont : I. Henrici IV... Co-dex Juris civilis Romani... m certum& perfpicuum oriinem artificìos'e re-daâi , uni cum Jure civili Gallico :Lyon, 1602, in-f°. II. Le Code deHenri IV: Paris, 1608, in-4 0 , Lcréimprimé en 1615.
CORMIS , (François de) avo-cat au parlement d’Aix fa patrie ,laborieux, savant & très-consul-té , mourut dans cette ville en1734, à 70 ans. On a publié sesConsultations , qui font estimées :Paris, 1725,2 vol. in-f°.
CORNARA - PISCOPIA , ( Lu-cretia-Helena ) de ['illustre familledes Comaro de Venise, naquit danscette ville en 1646. Sa rare éru-dition , jointe à la connoissancedes langues latine , grecque, hé-