«*4 COR
tiré des provinces d’excelîentsMe-moires qui ne se trouvent que dansson livre. Aussi , malgré ses dé-fauts , il ne mérite pas le méprisque tant de personnes en ont fait,souvent fansconnoiffar.ce de cause.C’est le jugement qu’en porte laJPtíartiniere. IV. Des Observations furles Remarques de Vaugelas , réimpri-mées dans sédition de 1738,en 3
vol. in-I2. Thomas Corneille con-ncissoit bien notre langue , la par-loir avec grâce, & l’écrivoit assezpurement.
VII. CORNEILLE , (Michel)peintre St graveur, naquit à Parisen 1642. Un prix de peinture, quilui fut adjugé, lui méritais pen-sion du roi pour le voyage de Ro-me. De retour à Paris, après s’êtreformé furies tableaux des Caraches ,ìt fut reçu à l’académie , & ensuiteïommé professeur. Le roi employason pinceau à Versailles, à Tria-non ,à Meudon 8t à Fontainebleau.Louis XIV aimoit & estimoit sesouvrages. A une grande intelligen-ce du clair-obscur il joignoit undessin correct. Ses airs de tête fontpleins de noblesse St d'agrément. IIexcelloit dans le paysage ; mais ilavoit contracté une maniéré decoloris qui tiroir trop fur le vio-let. II mourut à Paris en 1708, à66 ans, fans avoir été marié.
VIII. CORNEILLE ', (Jean-Bap-tisse) frere du précédent, profes-seur de l’académie de peinture ainsique lui, mourut à Paris, sa patrie,en 1693 ,à 49 ans. On a de lui quel-ques tableaux à Notre-Dame deParis, aux Chartreux, 8tc. II fut-éleve de Gillot.
CORNElLLE-BLESSEBOIS,(Pîer-re ) poète dramatique du xvli' sié-cle , dont on a Eugénie-, Marthet-le-Hayer , OU MU‘ de Scay ; les SoupirsdeSifrey; Saìnte-Reine; un roman in-titulé , Le Lion i'Argelíe, 1676, 2part.en 1 vol.in-12,
COR
I. CORNELIE, fille de Scipionl’Aíricain, & mere des deux Grac~chus , posséda toutes les vertus pro-pres à son sexe, & tâcha de les ins-pirer à ses fils. Une dame de 1 *Campanie, aussi sotte que glorieu-se, ayant fait étalage devant Cor-nelie de ses bijoux, la pria de luimontrer les siens à son tour. Corné-lie appelant ses enfants : Voila ,
dit-elle, mes bijoux & mes ornements í
On peut cependant lui reprocherd’avoir trop excité leur ambition:passion qui, augmentant avec l’âge,devint fatale à la république & àeux-mêmes. ( Voye 3 GracchUS. )Cette femme illustre eut la gloirede se voir ériger, de son vivant ,une statue de bronze, sur laquelleon mit cette inscription: Corneliamater Gracchorum. Que de grandeurdans ces trois mots! Physcon, roide Lybie , ayant eu occasion de lavoir à Rome, lui fit proposer del’épouser; mais elle rejeta ses of-fres , & crut qu’il étoit plus hono-rable pour elle d’être une des pre-mières dames de Rome , que reinede Lybie.
II. CORNELIE, fille de Cinna& femme de Jules-Ccsar , dont elleeut Julie qui épousa Pompée. Césareut tant d’amour pour elle , qu’ilfit son oraison funebre , & rappelade l’exil Cinna son frere, à sa con-sidération , vers l’an 46 avant l’erechrétienne.
III . CORNELIE, ( Maximille)Vestale, fut enterrée toute vivepar arrêt du barbare Domitien , quiconçut l’extravagante pensée d’il-lustrer son régné par un tel exem-ple. II la fit accuser de galanterieavec Celer, chevalier Romain ; & ,sans vouloir qu’elle se justifiât, >1condamna cette vierge innocenteau supplice des Vestales criminel-les. Elle s’écria en allant au fuppli'
ce : Quoi ! César me déclare incestueuxse ! moi f dont les sacrifices i’ont