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vieillards, des historiettes, des con-jectures , & pas une production ty-pographique qu’on puisse prouverappartenir à Coster, Tout ce qu’onpeut accorder à Harlem , c’est d’a-voir été une des premieres villesoù l’on ait exercé l’art de la gra-vure en bois, qui a conduit, pardegrés, à l’idée d’imprimer un li-vre d’cbord en planches de bois,gravées, ensuite en caractères mo-biles de bois, & enfin en carac-tère, de fonte. Mais il teste encoreà prouver que cette idée ait étéconcue 8c exécutée à Harlem ; aulieu qu’il est démontré que Guttem-berg a imprimé d’abord a Stras-bourg, & ensuite àMayence, encaractères de bois mobiles, Le queles caractères de fonte ont été in-ventés à Mayence par Schaffert. Lesavant Meerman > conseiller & pen-sionnaire de Rotterdam , adé pourl’honneur de son pays , a soutenula cause de Harlem ave: toute lasagacité & toute l’étuditìon qu’onpouvoit y mettre, dans un ou-vrage intitulé ; Origines typographi-ca, imprimé à la Haye en 1765,en 2 vol. in-4 0 . ; & l’on peut direque jamais mauvaise cause ne futmieux défendue.
II. COSTER , [ François ] Jé-suite de Malines, appelé le marteaudes Hérétiques , publia divers ou-vrages contr’eux, entr’autres \'En-chiridium controverfiarum , CologneÎ590 , in-8° , traduit en plusieurslangues, & très-peu lu aujour-d’hui. On a encore de lui : Apolo-gia ténia partis Enchiridii de Ecdé-fia , 1604 , in-8°. Aitgmentum En-ehiridu , 1605, in-8°. Remarques furle Nouvcau-Teflamtnt , en st-immand,1614, tn-sol. Sc autres ouvrages.II mourut à Bruxelles , le 6 décem-bre 1619, à 88 ans, avec la ré-putation d’un savant pieux.
COSTES. Voyt\ Calprenede.
ÇOTA. (Rodrigue?), de Tolede,
COT itx
poète tragique, auteur de U ttagt-
pUCLC Uuj,. n ^ ,
comédie de Calyftoy Melibaa. Cettepiece est une espece d’ambigu co-mique , rempli de sentences, d avismoraux, & d’exemples propres àinstruire le lecteur, Gaspard Bar-thìus , Allemand, grand amateurdes livres Espagnols , a traduit cetouvrage en latin, & ne fait pasdifficulté de rappeler divin. Jacquetde Lavardin l’a mis en français;mais fa version ne contribue pasbeaucoup à conserver la haute i éeque le traducteur Allemand cnavoir donnée. La production deCota est pourtant une des mieuxécrites qu’il y ait dans fa langue. IIflorissoít au xvi'. siécle.
COTELIER (Jean-Baptiste),ba-chelier de Sorbdnne , professeur engrec au coilege-royal, né à Nîmesen 1629 , répondit par son génieaux soins que son perc, ministreProtestant converti, se donna pourson éducation. A l’âge de 11 ans, ilexpliquoit ia Bible en hébreu àl’ouvermre du livre, & faisoitavec la même facilité l’explicntioades définitions j d 'Eudide. On le re-garda dès-lors comme un petitprodige , & il soutint cette réputa-tion en Sorbonne, où il prit le de-gré de bachelier. II ne voulutpoint faire sa licence, pour ne pass'engager dans les ordres sacrés. En1667 le Grand Colbert le choisitavec le célébré du Cange , pour tra-vailler avec lui à la révision, aucatalogue & aux sommaires desmanuscrits grecs de la bibliothèquedu roi. Cetr vass lui procura, en1676 , une chaire de professeur enlangue grecque au colle.ie-royal,qu’il remplit avec autant d’aOidui-té que de succès II étoùd’tme pro-bité, d’ur.e simplicité, d’ime c .n-deur, d’une modestie dignes despremiers ternp' ; enferment con-sacré à la retraite; se communi-quant peu, 8c à très-peu de gens ;