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Tome III.
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iïi COT

paroiffant mélancolique & réservéà ceux qui ne le connoiíTcient pas,mais du caractère le plus douxót leplus aisé avec ses amis. L’églisedoit à ses veilles, I. Un recueil desMonuments des Peres qui ont vccudsnsles temps apostoliques -, 2 vol. in-fol.imprimés à Paris 1672: ouvrage re-commandable par des notes re-cherchées, ausli courtes que sa-vantes , tant fur les termes grecs ,que fur diverses matières d’histoi-re, de dogme & de discipline.L’au-teur ne s’attache qu’à ce qu’il y ade plus curieux & de plus singulierfur chaque sujet, ne mettant rienque ce qu’il croyoitn’avoir pas étéobservé par les autres.. Ce recueila été réimprimé en Hollande, en'X vol. in-fol. (169S 8c 1724) parles foins de le Clerc , qui l’a enrichide notes 8c des dissertations de plu-sieurs savants. II. Un recueil deplusieurs Monuments de l’EglifeGrecque , avec une version latine Scdes notes , in 4?. trois vol. 1677 ,1681 & 1686 ; auffi estimable quele précédent. III. Une TraductionU-tine des I r Homélies de Saint Jean-Chryfostome fur les Pfeaumes , & desCommentaires de ce Pere fur Daniel ;à Paris, 1661, in-4 0 . Ce savant necitoit rien dans ses ouvrages, qu’ilne le vérifiât fur les originaux. IImourut à Paris le 12 août 1686, à58 ans, consumé par les infirmités8c par le travail. II a laissé plusieursmanuscrits en 9 vol. in-fol. qu’onconserve dans la bibliothèque duroi : ce font des extraits des Peres& des auteurs ecclésiastiques, avecdes observations.

COTES, (Roger) professeur d’as-tror.otr.ie & de physique expéri-mentale dans l’université de Cam-bridge , mourut en 1716, à la fleurde son âge. On lui doit : I. Une ex-cellente Edition des Principes deNewton, à Cambridge, en 1713,^-4°. U. Harmonia menfurarum , sivè

COT

Analyste & synthefis per rationum &angiilorum menfuras premotcc. Legrand Newton avoit enseigné lamaniéré de rapporter les intégralesaux sections coniques ; Cotes , sondisciple, rappela les aires des sec-tions coniques aux mesures desrapports 8c des angles. II réduisitaux mêmes sections plusieurs diffé-rentielles jugées irréductibles ; 8cvint à bout d’exécuter par l’unionde ces deuxméthodes, ce qu’il n’a-voit pu faire par la mesure des rap-ports ou des angles pris séparément.Cotes étant mort sans avoir mis laderniere irain à ses découvertes &à quelques autres , Robert Smith ,son ami & son successeur , suppléaà ce qui manquoit, 8t le publia en1722. III. Description du grand mé-téore qui parut au mois de mars

Voy. Cotte.

COTIN , ( Charles ) aumônierdu roi 8c chanoine de Bayeux, simaltraité dans les Satyres de Boi-leau , 8c dans la comédie des Femmessavantes fous le nom de Trijfotin ,étoit Parisien, poète 8c prédicateur.II fut reçu de l’académie Frarçoiseen 1655 > 8c mourutà Paris en 1682.Le sonnet de la princesse Erame ,que Molière rapporte dans fa comé-die, étoit véritablement de l’abbéCotin : il l’avoit composé pourMad e . de Nemours. Comme il ache-vois la lecture de ses verschezMa-demoiselle, Ménage entra, 8c dépri-ma beaucoup son sonnet ; la-des-sus les deux poètes se dirent à-peu-pres les douceurs que Molière mitdans la bouche de Trijfotin 8c de Va*dius qui désignoit Ménage. On pré-tend que l’auteur s’etoit attiré lacolere de Boileau 8t de Molière ,parce qu’il avoit conseillé dure-ment Sc avec aigreur au premier ,de consacrer ses talents à une autreespece de poésie qu’à la satyre ; 8cqu’il avoit cherché à desservir lasecpnd auprès du duc de Montau-