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clair & net, à quelques expressionsprès, qui paroissent mal choisies.Les remarques font raisonnées &savantes, mais souvent trop har-dies. L’auteur semble vouloir éta-blir un système qui tend à justifierroutes les religions. II paroît queson principal b ut est de prouver quele Concile de Trente a ajouté auxancrens dogmes, & de découvrirquelle est l’époque de ceux qu’ilcroit témérairement être nou-veaux. 11 y a apparence que lors-qu’il se retira en Angleterre, ilëtoit déjà Calviniste dans le cœur,ou da moins qu’il avoit adopté unepartie des erreurs des Calvinistes.La peine qu’il a prise de chargerson ouvrage de notes fur quelquesdiscussions historiques, est perduepour bien des lecteurs, qui n’ai-rnent pas des citations sèches & en-nuyeuses fur une date. III. L'His-toire de la ríformation par Sleidan,traduite du latin, en français , 1767,en 3 vol. in-4 0 . Cet ouvrage est ac-compagné de notes abondantes,où fauteur discute des faits inté-re fiants. II peut beaucoup serviraceux qui veulent connoître l’his-toire des hérésies du xvi' ficelé ;mais l’auteur ne tient pas toujoursla balance égale , & il penche pluspour les Protestants que pour lesCatholiques. II y est cependantplus modéré que dans ses autresécrits. La lecture du traité De Repu-blica Ecclefafiica , du célébré An~toi ne de Dominis , avoit égaré lechanoine de Ste.-Genevisve. I! yeut entr’eux ce traie de conformité,qu’après avoir fui tous deux en An-gleterre , fun fut l’éditeur de i’His-toire de Fra-Paolo á Londres, &l’autreson traducteur. Dans fa jeu-nesse le Courayer avoit donné uneédition du Traité du Poème épique duP. u Bojfu , son confrère , dont Umit la Vie à la tête de l’ouvrage. IIavoit aussi fourni plusieurs articles
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pour le Journal de 1 Europe savante',
COURBEVILLE , ( Le P. ) Jé-suite , dont on a un grand nombrede Traductions; Voye{ Gracian...Collier.... £• Pinamontï.
COURBON , ( Le Marquis de )naquit au bourg de Châteauneuf-du-Rhô;ie en Dauphiné, d’une fa-mille peu riche. Né avec beaucoupde penchant pour les armes, il s’é-chappa du coìlege , & alla servircomme volontaire dans f armée desPays-Bas. La France & f Espagneayant signé la paix bientôt après »il résolut d’aller chercher de rem-ploi chez f étranger. Des voleursf ayant entièrement dépouillé entraversant les Pyrénées , un her-mite François , nommé du Veriier ,lui prêta 50 piastres pour retournerdans fa patrie , où l’on recommen-çoit à faire des levées. Après diver-ses aventures, il fit un voyage àRome , & passa ensuite dans lestroupes de l’évêque de Munster : ily fut fait capitaine de cavalerie. Lapaix ayant été conclue entre laFrance & l’Empire, il obtint soncongé pour aller voir ses parents.Comme il étoit à la fenêtre d’unehôtellerie à Pierre-Late en Dauphi-ne , il apperçut fnermite qui sa-voir si obligeamment traité en Es-pagne : il lui rendit ses 5 o piastres,& le quitta, fans qu’ils se soientjamais revus. De retour en Alle-magne , il servit dans les troupesde Pempereur contre les Turcs ; &après la mortdu comte de Rìmbourg ,ministre d’état, & grand-maître detoutes les monnoies de l’Empire ,il épousa sa veuve, qui lui apportades biens considérables. Les Véni-tiens ayant obtenu la permissionde lever des troupes fur les terresde l’Empire, le marquis de Courbonfut mis à la tête d’un régiment dedragons. Son mérite l’éleva augrade de maréchal des camps & ar-mées de la république, St à celui