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congrégations de S. Vanne St de S.Maur ont cependant toujours con-servé le même esprit & les mêmeslois , & ont travaillé de concert àédifier l’église par leurs vertus & àl’éclairer par leurs ouvrages. Leurinfiituteurleur donna l’exemple deces deux devoirs. II mourut enodeur de sainteté en 1613, dans fa71 e année, simple religieux de l’ab-baye de S. Vanne. On a publié enI772 , in-12 , la Vie de ce pieux ré-formateur.
COURAYER , ( Pierre-Françoisle ) naquit à Rouen le 7 novembre1681, Etant entré dans 1 ordretics chanoines réguliers de Saint-Augustin , il y brilla par son es-prit & par son savoir , &fut nom-mé bibliothécaire de Ste-Genevieveà Paris. Son opposition à la bulleI '/nlgmìtas l’obligei d'examiner lepouvoir du pontife Romain, & lesdroits qu’ont lrs premiers pasteursde juger de la doctrine. Il s'enga-ges dans des opinions contraires àcelles de !'Église, &jles laissa percerdans ses conversations. Enfin il leurdonna un grand éclat dans fa Dis-sertation sur la validité des ordina-tions Anglicannes , Bruxelles 1713 ,2. vol. in-i2. Dès que cet ouvrageparut, plusieurs savants alarmésprirent la plume pour le combattre.Les journalistes de Trévoux, DomGervaise , le Jésuite Hardouin , leJacobin lc Quiert , encrèrent en lice,& attaquèrent avec force le nou-veau système. Le bibliothécaire deStc-Génevieve , bien éloigné dereconr.oitre ses torts, les augmentaconsidérablement par une Défensede fa dissertation, qu’íl publia l’an172 5 , en 4 vol. in-l 2, ( auxquels ilajouta un 5 e vol. en 1732. ) CetteRéponse écrite avec autant de hau-teur que de vivacité, fut flétrie,ainsi que la Dissertation, par l’ar-chevêque de Paris, par un grandnombre d'évêques > 6c supprimée
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par un arrêt du conseil du 7 sep-tembre 1727. Le P. le Courayer ,dont l’esprit s’étoit roidi contre lescensures , fut plus sensible à l'ex-communication lancée contre luipar le général de son ordre. II avoirdes amis secrets en Angleterre ; ilquitta Ste-Genevieve au commen-cement de 1728, & passa dans cetteîle, où il fut reçu à bras ouverts.L’université d’Oxford lui avoir en-voyé Vannée précédente des let-tres de docteur. La reine d’Angle-terre lui donna une pension ; deuxseigneurs lui accordèrent leur table& leur maison, l’un pendant l’été,& Vautre pendant l’hiver. Rien nelui manquant pour mener une viedouce & agréable , le P. le Courayerparvint à une longue vieillesse. IImourut à Londres le 16 octobre1776, à 9 5 ans. Quoiqu’il eût un tontrès-vif dans ses ouvrages, il avoirdans la société de la douceur & dela politesse -, ses mœurs étoient pu-res ; fa conversation étoit instruc-tive , & mêlée d’un grand nombred’anecdotes littéraires & histori-ques. Outre les ouvrages dont nousavons parlé, on a de lui : I. UneRelation historique Sr apologétique dessentiments duV. le Courayer, avecles preuves justistcatives des faits avan-cés dansl’ouvrage -, Amsterdam 1729,2 tom. m-12. Ce Uvre ne fít qu’ir-riter encore ses ennemis ; il yprétend que la décision des concilesgénéraux ne dispense pas d’exami-ner. II. íl Histoire du Concile deTrente , de Fra-Paolo, traduite denouveau de titalXen en françois , avecdes Notes critiques , historiques & théo-logiques ; Londres 1736,2 vol. in-folio ; Amsterdam 1736,2 vol. in-4* ; Trévoux, ( fous le titre d'Ams-terdam ) 3 vol. in-4 0 : avec la Dé-fense de cette version par Vautour.Cette traduction vaut beaucoupmieux que celle du même ouvragepar Amelot de la Houffaie, Le sty le est