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Tome III.
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Il a laissé un recueil de poésies la-tines , intitulé : Hilarii Corti.su ,Neuftrii , cívis Ebroici , I olantil/œ.

II. COURTOIS ( Jacques ), sur-nommé le Bourguignon , naquit en1621 dans un village auprès de Be-sançon. Son pere évoit peintre ; lefils le fut aussi, mais d’ur.e ma-nierebien supérieure. II suivit pen-dant 3 ans une armée. Il dessina lescampements, les sièges, les mar-ches , les combats dont il fut té-moin : genre de peinture pour le-quel il avoir beaucoup de talents.Ses ouvrages offrent une action&une intelligence peu communes,de la force & de la hardiesse, uncoloris frais & éclatant. Ses enne-mis & ses envieux l’ayant accuséd’avoir empoisonné sa femme , ilchercha un asile chez les jésuites,& en prit l’habit. La maison danslaquelle il fut reçu, fut bientôtornée de plusieurs beaux morceauxde peinture. 11 mourut à Rome, en1676, á 5 5 ans. Ses principaux ou-vrages font dans cette ville super-be. Parrocel le pere fut son éleve.Voy. Gelée.

III. COURTOIS, ( Guillaume )frere du précédent, mort en 1679.Disciple de Pierre de Cortone , il se fitaussi admirer par ses talents pourla peinture. II fut employé par lepap c Alexandre VU, qui, charmé deson travail, lui donna une chaîned’or avec son portrait. Peu de pein-tres ont aussi bien traite l’hiftoireque lui.

I. COUSIN, (Gilbert) chanoi-ne de Nozerai, mourut dans lesprisons de Besançon, en 1567, à 61ans, accusé de donner dans lesnouvelles opinions des calviniftes.Les fruits de fa plume, qui roulentfur les belles-lettres & la piété,ont été réunis en 3 vol. in-fol. :Balle,1562., fous le titre de CognatiOpéra.

II. COUSIN, (Jean) peintre &

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sculpteur, né à Soucy, près de Sens,mort en 1389, est le plus ancienartiste François qui se soit faitquelque réputation. II peignoir surle verre, suivant l’usage de son sié-cle. Ses tableaux sont en très-petitnombre. Le plus considérable estle Jugement universel , chez les Mini-mes de Vincennes. Un voleur avoircoupé la toile de ce tableau , 8cétoit prêt de l’emporter, si un re-ligieux ne fût survenu : ce qui obli-gea de le tirer de l’église, pour leplacer dans la sacristie. Ses mor-ceaux de sculpture n’étoient pasmoins recherchés. On a de lui leTombeau de l’amiral Chabot,zuxCé-lestins de Paris. Ce peintre avoirencore le talent de plaire à la cour.II passa des jours heureux 8c tran-quilles , fous les regnes orageuxde François II, Charles IX Si Henri

III. Quelques écrivains ont voulupersuader qu’il étoit Protestant,parce qu’ayant représenté dans unevitre de S. Roman de Sens, le ju-gement universel, il y mit unpape en enfer au milieu des dé-mons ; mais c’étoit une leçon demorale, pour montrer que les puis-sances de ce monde n’étoient pasplus exemptes que les derniers deshommes, des peines de l’autre vie.Coufìn laissa quelques Ecrits fur laGéométrie Lc la Perspective > & unpetit Livre des proportions du corpshumain. 11 excelloit dans le des-sin. Ses idées font nobles , 8cses figures ont une belle expres-sion.

III. COUSIN, ( Jean ) habile his-torien du dernier siede, étoit né àTournai. II est connu principale-ment par une Histoire , aussi sa-vante que rare, de sa patrie. Ellefut imprimée à Douai, 1620,4 vol.ín-4 0 .

IV. COUSIN, (Louis) d’abordbachelier de Sorbonne , ensuiteavocat 8c président à la cour des

monnoies,