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Tome III.
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ïhbnnoies, l’un des Quarante de l’a-Vadémie prançoife,naquit à Paris en1617,8c y mourut le 26 février

1707,480 ans. La république deslettres lui dut la continuation duJournal des Savants , depuis 1687jusqu’en 1702. Loin de s’tmaginerqu’eti faisant l’exttait des livres,il eût acquis le privilège de faireune satyre > il ne crut pas que cetextrait lui donnât seulement ledroit de s’ériger en juge t il nese regarda jamais que connue his-torien. Exempt de partialité & demalice , il crut qu'il falloir se bor-ner à mettre du choix, de Tordre,dela clarté, de la fidélité dans desJournaux littéraires , SU lieu de lesremplir ( comme or. a fait depui>)dMplaisanteries indécentes > d’élogesmercenaires 8c d'extraits infidèles.Le journal des Savants ne servit qu ale délasser de ses autres travaux.

II s’étoit.déjàfait connoître par desTraductions , écrites en homme quipoffede son original, & non enesclave qui suit servilement sonauteur. Les principales font : I.Celle d eY Histoire Ecclésiastique d 'Ett-aïbe , de Socrate, de So^omcnes , deThéodora , en 4 vol. tn-4° , ou 6vol. in-11. Cette traduction de-mandait la connoiffance des ma-tières ecclésiastiques, 8c l’on assurecuM étoit bon théologien. II. LaVersion des Auteurs de C Histoire By-zantine, en 8 vol. ín-4°, réimpriméeçn Hollande en iovol.in-11. III.LaTraduction de l’Histoire Romaine deXyphiUn , I vol. in-4 0 , ou 2 vol. m-12. Ce ne font point là les seulsservices qu’il ait rendus aux gensde lettres. Ì1 laissa en mourant fabibliothèque à S. Victor, avec unfonds de 20 mille livres, dont lerevenu doit ctre employé tous lesans à l’augmentation de la biblio-thèque. Il fonda aufíì fix boursiers3u colle ge de Beauvais ; mais cettefondation n’ayant pas été acceptéeTarn. UI.

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de cé coiíege, elle a été transportéeà celui de Laon. Le président Cou-sin étoit un homme d'un commercedoux Sc aisé , fidele aux devoirs defa charge, fans négliger les travauxde la littérature. 11 étoit marié ;mais n’ayant pas eu d’enfants , lSfatyrique Ménage fit fur la stérilitéde fou épouse d’assez mauvaisesplaisanteries, qui le brouillèrentirréconciliablenient avec le prési-dent Cousin.

COUS TANT , ( Pierre ) né kCompiegne en 1654, BánédictindeS. Maur en 1672, mort à Paris en1721,3 67 ans , s’appliqua commeses autres confieres à travailler furles Peres de l’Eglise. 5 . Hilaire luitomba en partage , & il eu donnaune nouvelle édition in-fol. á Pa-ris , en 1693 , avec des notes égale-ment courtes, savantes 8c judi-cieuses. II a eu beaucoup de part à1 édition de S. Augustin. On a en-core de lui le premier volume desLettres des Papes , avec une préface& des notes, in-fol. 1721 ; 8c la Dé-fense des réglés de diplomatique d u sa-vant MabíUon , contre le JésuiteGermond. Cette Défense fíormedeux volumes , fous le titre deVindicia manuscriptorum Codieum ; lepremier pub!, en 170; , 8c le deu-xième en 1713. Dom Coustant , ensaisissant l’espric des Peres pourl’intelligence de leurs écrits, enprit ausiì les maximes pour la régléde fa conduite. Sa charité pour sesconfrères, 8c sur-tcut pour les pau-vres, étoit infinie. 11 aimoit non-seu!emer.tles pauvres, maislapat;-vreté : les choses les plus vilesétoient celles qu’il ambitionnoit leplus. Comme éditeur, il se distin-gua par l’étendue de son érudition,par la justesse de son discernement,8c par son extrême exactitude.

COUSTELIER , ( Antoine - Ur-bain ) libraire de Paris, mort danscette ville le 24 aeut 1763 , c ft a u-