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Tome III.
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Je m Bernoulli. 11 étoit disciple d’untel maître, par ses vastes connois-sances dans la géométrie , dans laphysique & dans les belles-lettres.C’étoit une encyclopédie vivante.Ses mœurs , sa conduite & son ca-ractère faisoient honneur à la phi-losophie. Sa famille subsiste encoreà Gencve , & soutient son nomavec honneur.

III. CRAMER (Jean-Jacques),né à Elgg dans le canton de Zu-rich, en 1673 - se rendit très-ha-bile dans les langues orientales ,& les professa à Zurich & à Her-born. 11 mourut dans la premiereville en 17OZ. Ses principaux ou-vrages font : I Exercitationes de araexteriori T empli secunii. Leyde ,1697 , in-4°. II. Thcologia Israclis.Baie , 1699 , in-4 0 .

IV. CRAMER (Jean-Rodolphe),frère du précédent , naquit à El-can en 1778. II fut professeur d’hé-breu à Zurich , après la mort deson frere , & ensuite professeur dethéologie. II eut plusieurs autresplaces honorables, & mourut en1737. On a de lui : I. VJn grandnombre de Thèses théologiques enlatin. 11 . plusieurs Dissertations ,ausli latines. III. Neuf Harangues ,& d’autres ouvrages, où l’on trou-ve de l’érudition.

CRAMMER ou CranMER (Tho-mas) , né à Astason en Angleterre,l’an 1489 , d’une famille noble ,professa pendant quelque temps,avec succès , dans l’université deCambridge. Un mariage, qui le fitchasser de cette école , commençaà le faire connoître , & le divorcede Henri VHI fixa tous les yeuxfur lui. II fut le premier qui écri-vit , en 13 30, pour l’appuyer. Sonlivre, assez mauvais, mais néces-saire à un prince dégoûté de safemme, lui assura la faveur du roi.Henri l'envoya à Rome pour y dis-poser les esprits à approuver la

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dissolution de son mariage. I! semasqua si habilement dans cettecour, que le pape Clément Vil ,quoique prévenu contre lui par faconduite & par ses ouvrages, le fitson pénitencier. II passa ensuite enAllemagne , où il se maria secret-tentent avec la sœur d ’Ofiandcr, mi-nistre aussi fameux par ses varia-tions que par ses fureurs. Devenuarchevêque de Cantorberi , & de-puis long-temps le ministre despassons de Henri , il fit déclarernul, par le clergé d’Angleterre,le mariage de ce prince avec Ca-therine d’Aragon , travailla à l’uniravec Anne de Boulen , & ne rougitpoint d’accompagner cette nou-velle reine à son entrée dans Lon-dres. On fait que cette princesse nejouit pas long-temps de son triom-phe , & que le roi s’oublia jusqu’àl’accuser d’adultere dans la cham-bre des pairs. La maniéré dontCrammer s’y prit pour défendreAnne , fa bienfaitrice, fut d'uncourtisan adroit. « Je n’ai jamais„ eu, Sire , meilleure opinion„ d’aucune femme que dela vôtre;,, je ne puis la croire coupable.-, Mais quand je vois la rigueur-, dont Votre Majesté use envers,, elle , après l’avoir si tendrement„ aimée, je ne saurois m’imagir.er., qu’elle soit entièrement inr.o-„ cente. J’ai été comble de sesbien-„ faits ; souffrez donc , Sire, que,, je me borne à demander à Dieu„ qu’elle se justifie pleinement ».L’exemple de cet évêque schis-matique enleva plus de fideles àl’église Catholique, que tous sesraisonnements. Plusieurs citoyensfurent condamnés à mort, pourn’a voir pts voulu reconnoîtrela su-prématie de Henri ( voy. EDOUARDVI ). Crammer , l’instigateur de cesmeurtres, r.e prévoyait pas qu’ilpérirait auffi un jour fur un écha-faud, Au commencemeat du régné