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II. CRAIG, (Thomas ) juriscon-sulte Ecoffoisi fait chevalier par leroi d’Angleterre, mourut en 1608.
II est auteur d’un savant Traité desFiefs £ Angleterre & d’Ecosse , réim-primé à Leipsick en 1716 , in-4 0 ; &d’un autre , Du Droit de succéder anroyaume d 1 Angleterre , in-fol.
III. CRAIG , ( Jean) mathéma-ticien Ecoffois , s’est fait un nomcélébré par un petit écrit de 36 pag.fort rare, imprimé à Londres enï 699 , fous le titre de : TheologiatChrìjlianet Principia mathematica.JeanDaniel Titíus en a donné une nou-velle édition à Leipsick en 175 5 ,in-4 0 . Elle est ornée d’une préfacesavante sur la vie & les ouvragesde Craig. Cet auteur y calcule laforce & la diminution des chosesprobables. 11 établit d’abord quetout «e que nous croyons fur letémoignage des hommes , inspiresou non, n’est que probable. II sup-pose ensuite que cette probabilitéva toujours en diminuant, à me-sure qu'on s’éloigne du temps au-quel les témoins ont vécu ; & parle moyen des calculs algébriques,il trouve que la probabilité de lareligion Chrétienne peut durer en-core 1454 ans. Elle scroit nulleaprès ce terme > si hfus-Christ neprévenoit cette éclipse par son se-cond avènement, comme il prévintcelle de la religion Judaïque parson premier. L'abbé à'Houteville aréfuté ces savantes rêveries, dansfa Religion Chrétienne prouvée par lesfaits.
CRAMAI L, on CARMA1N,( Adrien de Montluc , comte de )petìt-fils du maréchal de Montluc ,fut maréchal de-camp, gouverneurdu pays de Foix. 11 étoit nommépour être chevalier des ordres duroi, lorsqu’etant entré dans les in-trigues de Madame du Fargis , contrele cardinal de Richelieu , il fut mis àla Bastille après la journée des Du-
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pêsen ïjjo. 11 mourut en 16461783ns, ne laissant qu’une fille,qui porta ses biens dans la maisond’Efcoubleau. II est auteur de la co-médie des Proverbes, 1 44, in-8°.réimprimée plusieurs fois depuis.On lui attribue aussi les Jeux deT Inconnu, recueil de quolibets assezplats ; & les Pensées du Solitaire.
I. CRAMER , ( Jean-Fréderic)professeur à Duisbourg , conseillerdu roi de Prusse , & résident de esprince à Amsterdam , poffédoit ledroit, les langues & la science desmédailles. II mourut à ta Haye eaI7t 5. On a de lui : I. Vindiciceno-
minis Qermanici contra quofdam ob -tredatores Gallos , Berlin, 1694 , in-folio. Cet écrit est principalementcontre cette question impertinentedu Jésuite Bouhours : Si un Allemandpouvait être bel esprit} II. Une Tra-duction latine de VlntroduSion à l'His-toire par Puffendorf.
II. CRAMER , ( Gabriel ) né âGeneve en 1704, professeur de ma-thématiques dès l’âge de 19 ans, sefit un nom dans l’Ëurope par sesprogrès dans les sciences exactes.Les académies de Londres, de Ber-lin , de Montpellier, de Lyon, deBologne , s’erapresserent à le met-tre au nombre de leurs membres. IImourut en 1652 , à 48 ans, à Ba-gnols en Languedoc, où il étoitallé, dans l’espérance de rétablir sasanté ruinée par le travail. Lesmathématiciens lui doivent : I. Uneexcellente Introduction à la Théoriedes lignes courbes .imprimée en 17 5 o,in-4 0 . L fait usage de l’analyse deDefcanes , mais en la perfectionnant& en rappliquant à toutes les cour-bes géométriques. II. L’Edition desŒuvres de Jacques <5> Jean Bernoulli ,en 6 volumes in-4 0 . 1743- Ce re-cueil précieux est fait avec un foinSc une intelligence qui méritentla reconnoissance de tous îes géo-mètres. Cramer étoit disciple ds