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Tome III.
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Denys le Jeune lui-même ; car il pa-roît qu’il entendoit alors raillerie,& savoir y répondre. Un Corin-thien entrant dans fa chambre , 6cvoulant se moquer de lui, secouoitson manteau, comme chez un ty-ran , pour faire voir qu’il n’avoitpoint d’armes cachées ; niais Dmysse saisissant du trait qu’on vouloirlui lancer, le fit rejaillir sur lerailleur; Mon ami, lui dit-il,/êcaue

plutôt ton maúteau quand tu sortiras ;pour lui faire entendre qu’il lecroyoit très - capable d’eniporterquelque chose. Un autre Corin-thien cherchant à le railler sur lecommerce qu’il avoir eu avec lesphilosophes , pendant qu’il etoitdans fa plus grande splendeur, luidemanda , comme par insulte , àquoi toute la sagesse de Platon luiavoir servi : Tr OUIS' vous donc , ré-pliqua t-il, q ue je n'aie tire aucuneUtilité de Platon, en me voyant porternton infortune comme je fais ? Sa pro-fession de maître d’école paroît unefable à Hewmun , docteur d’Alle-magne , qui a fait, sur ce sujet, ungrosin-4 0 .

XII DENYS d’Haucarnasse ,naquit à Halicarnasse, ( autrefoisZíphyre ) ville de la Carie, la de-meure ordinaire des rois de cetteProvince ; c’étoit aussi la partied Hérodote. Denys la quitta versPannée 30' avant J. C., St vint àRome , où il demeura 22 ans. II yapprit la langue latine, pour se met-tre en état de consulter les histo-riens du pays. II se lia avec tousles savants de Rome, 8t eut, avece ux, de fréquents entretiens. II fitUne étude sérieuse de tous les au-îîurs, tant Grecs que Latins, qui^voient parlé du peuple Romain,f- est avec ces secours qu’il cora-po a les Antiquités Romaines en XXivres, dont il ne nous reste quees Xi premiers qui vont jusqu’à

an Zir de la fondation de Rome.

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L’abbé Bellenger , docteur de Sor-bonne, en adonné une TraduSionfrançoife, avec des notes, en 1723,à Paris, 2 vol. in 4°. II y en a euune aussi vers le même temps par leP. le Jai , jésuite. Elles ont chacuneleur mérite particulier , mais dansun genre différent. Les écrivainsanciens & modernes qui ont faitmention de Denys, reconnoissenten lui, (suivant le P. le J ai) ungénie facile, une érudition pro-fonde , un discernement exact, &une critique judicieuse. Henri Etien-ne dit que l’Histoire Romaine nepouvoit être mieux écrite, que l’afait en grec Denys d’Halicarnasse ,& Tite-Live en latin. Ce jugementn'est pas exactement vrai, par rap-port au style. Celui de l’historienLatin est bien autrement beau, no-ble, élevé, grand, vif, que celuide l’historien Grec , presque tou-jours foible, prolixe, languissant.Ce qu’ils ont de commun , c’estqu’ils font quelquefois trop crédu-les ; mais Denys est plutôt un com-pilateur d’antiquités, qu’un histo-rien. On a encore de lui des Com-paraisons de quelques anciens Histo-riens. Ces morceaux se trouventdans sédition de ses (Euvres , pu-bliée à Oxford en 1704, 2 vol. in-f°, par ./can Hudson , en grec & enlatin, la meilleure,que nous ayonsjusqu’à présent. On estime aussicelle de Sylburge , à Franfort, 15S6,in-fol. Son traité De structura Ora-tionis, Londres, 1702, in-S°,n’estpas commun.

XIII. DENYS de Car.ax , ou ltPeriégete , géographe, né à Caraxdans l’Arabie-heureufe, auquel onattribue une Description dc la Terreen vers grecs. ( Voy.GuiJON). Lesuns le font vivre du temps á’Au-gufie ; mais Scaliger & Saumaife lereculent jufqu’au régné de Sévertou de Marc-Aurele , & cette opi-nion paroît la mieux fondée, Son