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» vre les détails, tandis que Newtonj* donnoit aux plus petits détails„ l’empreinte du génie , &c. &c. ».( Voy. un autre parallèle de Des-cartes avec Newton , à l’art. xv. Cas-tel ). La philosophie de Descartes ,qui,durant sa vie, avoir eu une nuéed’antagonistes , essuya , après famort, les plus grandes contradic-tions en France. (Voy. Gassendi& RobeRval ). On mit tout enusage pourl’anéantir, ou d u moinspour la bannir des universités & desécoles. II y eut une vive querelledans celle d’Angers , pendant plu-sieurs années. Le célébré P. Lamide l’Oratoire , qui enseignent alorsdans cette ville, fut la victime deson attachement au Cartésianisme ;on l’exila à St Martin-de-Miseré,au diocèse de Grenoble. Le géné-ral de l’Oratoire défendit à tous lesprofesseurs de fa congrégation,d’enfeigner cette nouvelle philoso-phie : tant celle d 'Aristote , quoi-que ridicule & absurde, avoit jetéde profondes racines ! Cette querel-le fit naître plusieurs écrits, ou-bliés à présent, á l’exception de laRequête de Nosseigneurs du Mont-Par-r.affc. Elle fut dressée par Bernier ,pour se moquer de celle que l’uni-versité de Paris vouloir présenterau parlement,pour empêcher qu’onn’enseignât la philosophie de Des-cartes, comme capable de boule-verser le royaume. On se souvientencore de VArrêt burlesque dresté erila grand’chambre du Parnajse , en sa-veur des maîtres-ês-arts , médecins &professeurs de Vuniverfité Stagire aupays des Chimères , pour le maintiende la doctrine d'Aristote. Cette der-niere piece, qui ne manque pasde sel , se trouve dans les Œuvresde Descartes , qui la composa deconcert avec Dongeois son neveu ,Racine & Bernier. Malgré les con-tradictions qu’éprouva d’abord leCartésianisme en F rance, il eut des
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sectateurs illustres. On peut mettreà la tête le P. Mallebranche , qui nel’a pas pourtant suivi en tout. Lesautres ont étéRohault, Regius , Fort’
tencllt , Privât de Moliercs , &c. donton peut consulter les articles. Apeine les universités s’étoient-ellessoumises à la doctrine de Descar-tes, auquel elles n’avoientpas vou-lu d’abord sacrifier Aristote , qu’il afallu l'abandonner pour Newton. IIy a environ 40 ans qu’il s’élevaen France des partisans du philo-sophe Anglois, tels que Maupertuis ,Voltaire, &c. Us eurent beaucoupde peine à faire recevoir ses idées ;mais, enfin , elles se firent jour danstoutes les académies, & tous lesprofesseurs des universités ensei-gnent aujourd’hui la philosophieAngloise , soit que la mode influesur les opinions de l’école, soitplutôt que le Newtonianìsme ait desfondements plus solides que le Car-tésianisme. Le lecteur voudra bienque nous le renvoyons à l’Elogede René Descartes par M. Thomas ,discours éloquent qui a remportéle prix de l’académie françoise en176 j.(Voy. aussi sa Vie par Baillet,& l’article du même Baieeet dans
ce dictionnaire.) On publia à paris,en 1695 , in-12. , VHistoire de laconjuration faite à Stockholm contreDescartes. Cette histoire n’estqu’un roman assez plaisant. LesQualités , les Accidents & les Formessubstantielles que Descartes avoit re-jetées de fa philosophie , sont lesterribles ennemis qui conjurent ftperte. La Chaleur se charge d’exe-cuter leur projet contre ce nova-teur. Elle agit avec tant de vio-lence dans le corps du philosophe,qu’elle y excite une fièvre avec letransport au cerveau , qui le rntten peu de jours au cercueil. Quatreans avant cette plaisanterie , le ”■Daniel avoit misau jour son Voy a 'ge au monde de Descartes ; c’est ur,e