DES
N élever par degrés des unés aux» autres. Pour vous perfectionner» dans une science, parcourez en» toutes les questions, enchaînant» toujours vos pensées les unes« aux autres. Quand votre esprit» ne conçoit pas, sachez vous» arrêter. Examinez long-temps lesm choses les plus faciles ; vous»> vous accoutumerez ainsi à re-** garder fixement la vérité & à la» reconnoître. Voulez - vous ai-» guiser votre esprit, & le prépa-» rer à découvrir un jour par lui-» même? exercez-le d’abord sur« ce qui a été inventé par d’au-« tres. Suivez fur-tout les dé-» couvertes où il y a de l’or-** dre 8c un enchaînement d’idées ;» 8c quand il aura examiné beau-
” coup de propositions simples,» qu’il s’essaie peu â peu à em-» brasier distinctement plusieurs» objets à la fois; bientôt il ac-» querra de la force 8c de l’éten-» due. Enfin, mettez à profit tous» les secours de l’entendement,” de l'imagination , de la mémoi-” re 8c des sens, pour comparer" c e qui est déjà connu avec ce" qui ne l’est pas, 8c de couvrir" l’un par l'autre ». La Dioptríqùe°e Dcscartís , non moins estimée^ue fa Méthode , est la plus grande, * a Plus belle application qu’on? ut f aite encore de la géométrie* . a Physique. Sa Métaphysique. ,et „ e * es fondements de la bonnePhysique 8c de la faine morale.
ar elle, il a solidement prouvé^existence de Dieu , l a distinctionu corps 8c de l’ame, l’immaté'jj* âes esprits. On voit, en-n , dans ses ouvrages , même lesoins lus, briller par tout le gé-s ' e ’n^enteur. Ceux qui ont traitér * ystemes de Romans , n’en au-ii P as fait d’austi ingénieux.
Il faut
(dit Fontcnellc) admirer tou-
jours O escortes , 8c le suivre quel-
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quefois. Forcé de créer une phy-sique nouvelle, il ne pouvoit ladonner meilleure. L’édifice est vas-te , noble 8c bien entendu ; c’estdommage que le fiecle où il vivoitne lui ait pas fourni de meilleursmatériaux. II osa du moins mon-trer aux bons esprits, à secouer lejoug de la scolastique, del’opinion,de l’autorité, des préjugés 8c de labarbarie. Avant lui, on n’avoitpoint de fil dans le labyrinthe de laphilosophie ; du moins il en donnaun, dont on se servit après qu’il sefut égaré. S’il n’a pas payé en bon-ne monnoie , dit un écrivain , c’estbeaucoup d’avoir décrié la fausse.Si l’on cherche, dit M. Thomas , lesgrands hommes modernes , avecqui on peut comparer Descartcs ,on en trouvera trois, Bacon , Leìh-nit{ 8c Newton. En le rapprochantde ces trois philosophes célébrés ,« j’oserai dire , ajoute-t-il » qu’il» a voit des vues austi nouvelles,» 8c bien plus étendues que Ba-» con , qu’il a eu l’éclat 8c l’irn-» mensité du génie de Leibnit {,» mais bien plus de consistance 8c» de réalité dans fa grandeur;» qu’enfin, il a mérité d’être mis» à côté de Newton , parce qu’il» a créé une partie de Newton , 8c» qu’il n’a été créé que par lui-» même ; parce que, si l’un;a dé-» couvert plus de vérités, l’autre» a ouvert la route de toutes les» vérités. Géomètre austi sublime,» quoiqu’il n’ait point fait un austi» grand usage de la géométrie ;» plus original par son génie, quoi-» que ce génie l’ait souvent trom-» pé ; plus universel dans ses con-» noissances comme dans ses ta-» lents , quoique moins sage 8c» moins assuré dans fa marche ;» ayant peut-être en étendue ce» que Newton avoir en profon-» deur ; fait pour concevoir en» grand, mais peu fait pour fui-