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qui vous honniront , ainft que toute iaFrance. Le duc A’Orléans éeantmort,Deftouches n’eut que !e íoible plaisirde se figurer la fortune qu’il auroitpu faire , si ce prince avoir vécu. IIavoit été pendant quelque temps àla tête des bureaux; il devoir avoirle département des affaires étran-gères. II perdit son protecteur , sesespérances, ses embarras. Fortoi-seau , proche Melun.lui parut unesolitude propre à lui faire oublierla fortune 3 t ses caprices. IIl’acheta,îc y cultiva , jusqu’à la fin de sesjours , l’agriculture, les Muses & laphilosophie. Le cardinal de Fleury-voulut l’en tirer, pour 1 envoyer àPétersbourg. Le poète refusa cetteambassade : il aima mieux émonderles arbres de fa campagne, corri-ger les ridicules de son pays , qued’aller étudier ceux des Boïards deRuffie. II mourut dans fa terre , le4 juillet 1754 , à 74 ans, mem-bre e i’acadéimeFrançoise, laissant■une fille mariée á un colonel , &un fils mousquetaire. C’est lui quia dirigé sédition des Œuvres deion pere , faite au Louvre , en 4vol. in 4°, 17; 7 , par ordre deLouis XV. Elles ont été depuis ré-imprimées en 10 vol. in-iz. u On3> ne trouve pas, dan, les pieces de„ Defiouches ( dit un auteur qui l’a3» beaucoup connu) ,1a force & lagaieté de Regnard ; encore moins» les peintures naïves ducœurhu-3» main , ce naturel, cette vraie3» plaisanterie, cet excellent comi-,» que qui fait le mérite de Finimi-,, table Molière : mais il n’a paslaif-» fé de se faire de la réputation» après eux. II a du moins évité„ le genre de la Comédie langoureuse ,» de cette espece de tragédie bour-3. geoise qui n'efì ni tragique, ni co-3» mique : monstre né de l’impuis-3, sauce des auteurs, 6 c de la satiété-, du public , après les beaux joursn du siçcle de Louis XIV ». Celles
DES
de ses comédies qni ont eu le pîníde succès , font : I. Le Médisant , en5 aises, en vers , piece un peu tropcompliquée , & dénuée d’aélion Tmais d’un comiquevrai.il. Le tripleMariage , en un acte, & en prose ;espece de petite farce, qui plutbeaucoup; elle fut composée surune aventure arrivée a Paris. Unvieillard avoir fait un mariage se-cret, qu’il rend public dam un repasoù son fils & fa fille fe trouvent.Tous les deux, enhardis par la dé-claration du pere , avouent qu’ilsont imité son exemple; l’un mon-tre son épouse, Faune son mari:la surprise fait place á la ioie, Scdans une seule noce on est enchan-té de rencontrer trois mariages.St Aulaire,ce philosophe, ce poètecharmant, avoit donné, dans fa mai-son, le sujet de cette piece, faited'après ce qui lui étoit arrivé à luí-mêi.ie 8c à ses enfants. III. Le Phi-losophe marié , en ; actes, & en vers»C’est l’Hiíloire de Fauteur mise authéâtre. Cette piece est un chef-d’œuvre , par le bon comique, parla conduite & le dénouement. IV.Les Philosophes amoureux , quine va-lent pas,à beaucoup près; le Philoso-phe marié. V. Le Glorieux. en cinqactes, en vers,ausii applaudi que UPhilosophe marié. Cette piece est in-génieuse , plaisante, semce de traitsnaïfs & touchants, bien condui-,te , & bien versifiée : on y rit Scon y pleure , avec un plaisir égal.Plus de précision dans le car.:ct e "re du Glorieux , en auroit f ;í 1 sune comedie parfaite. (Voyez m*Fresne). On ccr.'.oit les vers deVoltairc , écrivant a Fauteur de cet-te piece:
Auteur , solide , ingénieux ,
Qui du Théâtre êtes le maître »
Vous quifites le Glorieux,
Il ne tiendroit qu'a vous de Cetre-
VI. Le Dissipateur , en z a