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Tome III.
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2.8o D E U

tant certaines matières. C'étoit ce-pendant un homme duquel on pou-voir apprendre bien des choses furion art, & qui avoir de bonne heuretrouvé tous ses plaisirs dans soncabinet.

DEUCALION, roi de Thessalie,fils de Prométhée & de Pandore ,épousa Pyrrha, fille d 'Epiméthée sononcle. Dans le temps qu’il régnoiten Thessalie, un grand déluge inon-da toute la terre & fit périr tousles hommes. Sa femme Sc lui tu-rent sauvés dans une barque quis’arrêta fur le mont Parnasse. Lors-que les eaux furent retirées . ilsallerent consulter l'oracle de Thé-tqis > pour savoir comment onppurroit réparer la perte du gen-re humain, ne le pouvant eux-mê-mes à cause de leur grand âge.L’oracle leur ordonna de sortir dutemple, de voiler leur visage, & dejeter derriere eux les os de leufgrand’mere. Deucalioa, après avoirréfléchi mûrement fur les parolesde l’ora cle, comprit que les pierresétoient les os de la terre, la merecommune de tous les hommes. Ilsen ramassèrent donc, & les ayantjetées derriere leur dos, ils apperçu-rent, dans le moment, que cellesque jetoit Deucalion étoient chan-gées en hommes , & celles de Pyr-rha en femmes. Cette fable estfondée fur l’histoire. Le cours dufleuve Péaée, fous le régné deDeucalion , roi de Thessalie , futarrêté par un tremblement deterre , à l'endroit où ce fleuve ,grossi des eaux de quatre autres,fe décharge dans la mer. II tomba ,cette année, une pluie si abondan-te, que toute la Thessalie fut inon-dée, vers l’an 1500 avant J. C. Lespierres mystérieuses qui repeuplè-rent le pays, font probablementles enfants de ceux qui se sauvè-rent avec Deucalion sur le montParnasse,

D E V

DEVELLE, ( Claude-Jules J né-à Autun en iógz , fit professionchez les Théatins en 1615 , Sc mou-rut au mois de juin 1765, âgéd’environ 74 ans. On a de lui,J. Traité de la simplicité dc la Foi «II. Nouveau Traité sur Vautoritéde T Eglise. III. Lettre à Mr. F Ab-bé dc 8 *** sur P immortalité deT Ame.

D F. VERT, voy. Verth.

DEVONILfS, — Baedvin.

DEUSINGIUS , ( Antoine ) pro-fesseur de médecine à Groningue,mort dans cette ville en 1666, à54 ans, est auteur d’un Traité sur lemouvement du Cœur & du Sang , 165 5,in-iz. II laissa plusieurs autres ou-vrages fur son art, dont Manget ,auteur de la Bibliothèque des Ecri-vains Médecins , a donné le catalo-gue. Ce bibliographe paroit eu fairegrand cas.

DEUTERIE fut la maîtresse deThéodehert , roi de Metz. Ce prince ,faisant la guerre dans le Langue-doc , fut épris de ses charmes, 8cl’emmena avec luil’an 535. Deu-terie étoit mariée alors , & avoirune fille d’une beauté ravissante.La mere, craignant qu’elle ne luienlevât le cœur de son amant, ré-solut de s'en défaire. Elies étoientl’une & l’autre à Verdun. Un jourla tille alla fe promener, montéefur un char, traîné par deux tau-reaux. Le cocher , gagné ( dit on )par Deuterie , passant fur le pont decette ville, piqua si vivement lesdeux animaux, qu’ils se précipi-tèrent dans la riviere, Sc entraî-nèrent avec eux le char; 8c cetteinfortunée fille d’une mere barba-re périt ainsi misérablement. Dieune laissa pas ce crime impuni-Théodebert , touché des remontran-ces des seigneurs de fa cour, Sdes murmures qu’excitoit le com-merce scandaleux qu’il entrete-noit depuis sept ans avec Dcu-