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Tome III.
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» niere va se perdre á cent lieues» de la premiere. II n'est presque« intelligible quelorsqu’il devient,, trivial. Mais qui aura le courage„ de le suivre à tâtons dans fa ca-„ verne,pourra s’éclairer de temps» en temps de quelques heureuses,, lueurs u. V. Ee Code de la Nature,1755, in-iz Ce n’est point celuide la Religion. Les principes lesplus solides y font quelquefois misen problème. Son système de poli-tique est peu praticable ; & le stylelourd , obscur , incorrect de cet ou-vrage, ne fait pas regretter le pe-tit nombre de bonnes idées qu’onpourroity recueillir. VI. Le sixiè-me Sens , 1751, in 12 . VII. De l’é-ducation publique : brochure qu’ondistingua parmi celles que l’appa-rition á’EmiU & la destruction desJésuites firent éclore. On ne peutpas, à la vérité, adopter toutesles idées de fauteur ; mais il y ena de très judicieuses, dont l’exé-cutionferoit utile. VIII . Eloge deRichardson ; plein de feu 8c de ver-ve. IX. Vie de Sén'eque. ( VoyezGrange, n° V; & Séneçue, n°II). Ce fut son dernier ouvrtge,& c’est un de ceux de Diderot qu’onlit avec le plus de plaisir, même enirr prouvant les jugements qu’il por-te fur Scntque 8c fur d’autres hom-mes célébrés. L’auteur mourut demort subite , e i sortant de table , lezi juillet 17S4, à 71 ans. Son ca-ractère est plus difficile à peindreque ses ouvrages. Ses amis ontvanté fa franchise, sa candeur,son désintéressement, sa droitu-re j tandis que fes ennemis le re-présentoient comme artificieux,intéressé, & cachant fa finesse,sous un air vif & quelquefoisbrusque. H se fit, sur la fin deses jours, beaucoup de tort, en re-poussant , par des diffamations , lesprétendus outrages qu’il imaginoitexister contre lui dans les Confis.

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fions de J. /. Rousseau , son ancienami. II est malheureux qu’en gra-va n t cet opprobre fur le tombeaudu philosophe Genevois, il aislaissé des impressions fâcheuses deson propre cœur, ou du moins deson esprit. Ce Rousseau qu’il décrietant, le loue dans la seconde par-tie manuscrite de ses Confessions !mais il dit dans une de ses Lettres ,que, quoique né bon & avec une amefranche, Diderot avoit un malheureuxpenchant à méfinterpréter Us discours& les aclions de ses amis ; & que lesplus ingénues explications nc faisaientque fournir à son esprit subtil de nou-velles interprétations à leur charge .Quoi qu’il en soit r ce philosopher.e sentoit point foiblement, & ils’exprimoit comme il sentoit. L’en-thousiasme qu’i! montre dans quel-ques - unes de ses productions, ill’avoit dans un cercle, pour peuqu’il fut animé. II parloit avec ra-pidité , avec véhémence, 8c fatournure de phrase étoit souventpiquante & originale. On a dit quela nature s’étoit méprise en faisantde lui un métaphysicien, 8c non u *poète : mais, quoiqu’il ait été sou-vent poète en prose, ii a laissaquelques vers qui prouvent peu detalent pour la poëfie. La philoso-phie courageuse donrilsepiquoit raffecta toujours de braver les traitsde la critique ; 8c fes nombreu*censeurs ne purent le guérir ni d eson goût pour une métaphysiquepeu intelligible, ni de son amoU £pour les exclamations 8c les apol"trophes qui dominoient dans faconversation 8c dans ses écrits-l’our ne pas ressembler aux céliba-taires du siecle, qui déclament s )<lScesse contre les célibataires de lareligion , en demeurant eux-mêmesdans un célibat quelquefois scanda-leux , il se maria. II fut sensiblebon dans son ménage ; s’irritanj t a ^«ilement, mais íe calmant auto íZ