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d’endtoits où fauteur mêle au sen-timent son jargon métaphysique &quelques sentences déplacées, lestyle est touchant & allez naturel*Dans la seconde comédie , on voieun pere tendre , vertueux , hu-main , dont la tranquillité est trou-blée par les sollicitudes paternel-les que lui inspirent les pallions"vives & ardentes de ses enfants.Cette comédie philosophique , mo-mie , 8c presque tragique a pro-duit un assez grand effet sur di-vers théâtres de l’Europe. L’Epî-îte dédicatoíre à Madame la prin-Ce ffe de Naffau - Saarbruck , est unPetit traité de morale , d’un tourstngulier fans sortir du naturel. Cemorceau , écrit avec noblesse ,prouve que sauteur a volt danstête un grand fonds de penséesd’idées morales 8c philosophi-ques. A la fuite de ces deux pie-Ces , réunies fous le titre de Tuéa-de M. Diderot , on trouve des
Entretiens, qui offrent des ré-flexions profondes 8c des vuesnouvelles fur fart dramatique.Dans se s drames, il avoir tâchéde réunir les caractères á'Aristo-phane 8c de Platon ; 8c dans ses ré-flexions , il montre quelquefois leRenie d 'Aristote. Cet esprit d’ob-ervation éclate , mais avec trope hardiesse , dans deux autres ou-vrages qui firent beaucoup de bruit.Le premier parut en i 749> in . I2 ,fous le titre d e : Lettres f ur lesAveugles ,a l’usage de ccux qul voient-Les pensées libres de fauteur luicoûtèrent fa liberté. II fut enfer-mé pendant six mois à Vir.cennes.«e avec des passions ardentes 8cune tête fort exaltée , se voyanttout-à-coup privé de sa liberté 8cn* mlation avec les humains,■ ? ailt à devenir fou. Le dangerr' > pour le détourner
sa rh a t0 k Vlgé de le laiffer sortit dem te , 8c de lui permettre de
Tom. III.
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fréquentes promenades , & la vi-site de quelques gens de lettres.J. J. Rousseau , alors son ami,alla lui donner des consolationsqu’il 11’auroit pas dû omblier. LaLettre sur les Aveugles fut suivied’une autre, sur les Sourds & Muets,à l'usage de ceux qui entendent 6- quiparlent , 1751,2 vol. in-12. L’au-teur donna sous ce titre des ré-flexions fur la métaphysique , furla poésie, fur l’éloquence, íur lamusique , 8cc. 8cc. II y a des cho-ses bien vues dans cet estai, 8cd’autres qu’il ne montre qu’im-parfaitement. Quoiqu’il tâche d’ê-tre clair , on ne l’entend pas tou-jours , 8c c’est fa faute plus quecelle de ses lecteurs. On a dit detout ce qu’il a écrit fur des matièresabstraites , que c’étoit un cahosoù la lumière ne brilloit que parintervalles. Les autres productionsde Diderot se ressentent de ce dé-faut de clarté 8c de précision , decette emphase désordonnée, qu’onlui a presque toujours reprochés.Les principales font : I. Principes dela Philosophie morale, 1745 , in-12.,dont l’abbé des Fontaines dit dubien dans ses feuilles , quoique cetouvrage n’ait pas fait une grandefortune. C’étoit le fort de notrephilosophe , de beaucop écrire ,8c de ne pas laisser un bon livre,ou du moins un livre bien fait. II.Histoire de Grèce , traduite de l’An-glais de Stanyan, 3 vol. in-12,1743;livre médiocre, Sc traduction mé-diocre. III. Mémoires fur différentssujets de Mathématiques , 1748, in-8°. IV. Pensées fur P interprétation dela Nature, I754, in-12. Cet inter-prète est fort obscur. Son livre, quia été un des préludes du Systèmede la Nature , est, ( selon Clément deGenève) u tantôt un verbiageténé-» breux, aussi frivole que savant;» tantôt une fuite de réflexions à» bâtons rompus, 8c dont la der-
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