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à Constantinople, où il fut revêtude la dignité de patrice. C’est ainsique fut éteint, en Italie, le royau-me des Lombards, après avoirduré206 ans.
IV. DIDIER Lombard , doc-teur de Sorbonne au xm e siecle,écrivrit , avec Guillaume de St-Amour , contre les ordres Men-diants , qui , pour cette rai-son , l’ont mis au rang des héré-tiques.
V. DIDIER-JULIEN, 'Didius-Ju-lianus , empereur Romain, naquitl’an 133 a Milan, d'une famille il-lustre. II étoit petit-fils de Salvitu-Julius , habile jurisconsulte, quifut deux fois consul & préfet deRome. Didier obtint à prix d’argentl’empire, mis à l’encan après lamort de Pertinax , l’an 193; mais,à la nouvelle de l’élection deSévere , il fut mis à mort le 29septembre, par ordre du sénat,dans son palais , à 60 ans, aprèsun régné de 66 jours. Telle futla fin d’un vieillard ambitieux,qui, croyant acheter fa fortune,acheta fa mort. La plupart des his-toriens n’en font pas un portraitavantageux. 11 étoit d’une avaricefi sordide , qu’il ne se nourriffoitque d’herbes & de légumes. Ce-pendant , si Dion doit en être cru ,cet empereur .de quelques heurestrouva trop chétif & trop mesquinle souper qui avoir été préparépour Pertinax , & il y substitua unfestin également somptueux & dé-licat ; il y joua aux dés, selon lemême historien > pendant que lecadavre de son prédécesseur étoitencore dans le palais, &il se donnale divertissement de la comédie.Spartien réfute ce récit, commefondé uniquement sur des bruitsmalignement répandus par les en-nemis de Didier. II soutient que lenouveau princene mangea qu’aprèsque le corps de Pertinax eut été en-
DID
seveli ; que son repas fut fort triste,& qu’il passa la nuit, non en veil-les de divertissements & de débau-ches , mais occupé des embarras defa position , & des mesures qu’ildevoir prendre. 11 faut avouer quecette derniere façon de raconter leschoses , dit Crevier , a bien plus devraisemblance: & Dion paroit tropprévenu contre Didier-Julíen , avecqui il avoir eu des démêlés ; aulieu que Spartien , qui écrivoit centans après, n’avoit aucun intérêt àfavoriser ce malheureux prince :enfin , la circonspection dont usaDidier à l’égard de la mémoire dePertinax , ne porte pas á croirequ’il ait voulu lui insulter le jourde sa mort. 11 se fit une loi de n’enparler jamais en public, soit enbien, soit en mal. La crainte dessoldats ne lui permettoit pas leséloges. Les censures & les in-vectives leur auroient fait plai-sir ; & il s’en abstint, par res-pect pour sa vertu. Voyez SCAN-TIIXA.
VI. DIDIER , ( Guillaume deSaint-) poète Provençal du XII esiecle , mit les Fables à’Esope enrimes de son pays. 11 se fit con-noître par d’autres ouvrages, en-tr’autres par un Traité des Songes ,dans lequel il donne des régléspour n’en avoir que d’agréables.Ces réglés se bornent à celles devivre sobrement, à ne point sur-charger l'estomac d’aliments, pourqu’ils ne portent point à la tête desvapeurs grossières & des idéestristes.
VII. DIDIER (St-). Voyez Ll-
MQJON.
DIDIER de la Cour. Voy^ 2Cour ( Dom Didier de la ).
DIDON, ou ELISE , reine &fondatrice de Carthage, étoit fi[- sde Belus , roi des Tyriens. Elle tutmariée fort jeune à Sickcc, P !etrC