LyF DíN
pondance servit à faire valoir sonJournal , qui étoit rempli d’ailleursde solides instructions fur toutesles parties de la discipline , de lamorale & de l’histoíre ecclésiasti-que. Le rédacteur puisoit à la vé-rité , sans scrupule , presque tousses articles dans des livres connus,fans y changer un seul mot-, il ainséré , par exemple , dans sonJournal , toute la partie ecclésias-tique de l' tlijìu'rc universelle de M.Kardion ; mais les curés de cam-pagne qui n’avoient pas ce livre &quelques autres , étoient charmésde le retrouver dans la compila-tion périodique de l’abbé Dinouart.D’autres critiques lui ont repro-ché de faire un alliage peu conve-nable de matières ; d’annoncer ,par exemple , dans la mème feuillele Baume de G enevieve & des Ser-mons àvendre, pour les jeunes ora-teurs qui ne veulent pas se don-ner la peine d’en composer ; maisen cela , l’abbé Dinouart ne cher-choit qu’à procurer des secoursutiles , soit pour le corps , soitpour l’ame. Ï 1 avoit naturellementl’arne bonne & le cœur sensible.La grande vivacité de son carac-tère qui le jetoit quelquefois dansdes emportements passagers, qu’ilcondamnoit lui-même , lui don-noit aussi de Inactivité pour obli-ger , St il n'en laissoit pas échap-per lesoccasions.On a de lui,r£«n-bryologie sacrée , traduite en latin ,in- 12 . Le Manuel des Poseurs , 3vol. >n - 12. Ouvrage très - utilepour l’excrcice des fonctions pas-torales. III. La Rhétorique du Prédi-cateur , OU Traité de P éloquence ducorps , in-12, dont le style n’estpoint le principal mérite. En géné-ral , il écrivoit d'une maniéré diffu-sé , lâche & incorrecte, en prosecomme en vers ; car il se mêloitd’être poète françois & latin.
D IN U S , natif <!s Mugello ,
D I O
bourg de Toscane, jurisconsulte &professeur en droit à Bologne, flo-riffoit sur la fin du xiii* siécle. IIpaffòit pour le premier jurisconsul-te de son temps, par le talent de laparole, la vivacité de son esprit, &la netteté de son style. Le papeBoniface Vlll le fit travailler à lacompilation du vi* livre des Dé-crétâtes, appelé le Sexte. Ce juris-consulte mourut à Bologne en1303 , du chagrin de n’avoir pasété honoré de la pourpre Romai-ne. II est auteur de plusieurs ou-vrages fur le droit civil : I. D’unCommentarium in régulas Juris pontè-ficii , in-8°. Cynos , son disciple ,assure qu’il contient les principeschoisis de cette science ; 8c , si l’onen c toit Alciat , c’est un livre quimérite d’ètre appris mot à mot.Mais ceux qui savent que Charlesdu Moulin , en le commentant, ya corrigé une infinité de fautes,verront que ces éloges ont besoind’être réduits. II. De Glojps con-, trariis , 2 vol. in-f° , dans lesquelsil s’est glissé aussi beaucoup d’er-reurs, &c.
I. DIOCLÈS, héros révéré chezles Mégariens, qui célébroient enson honneur des jeux nommés Dio-des ou Diocléides.
II. DIOCLÈS , géomètre connupar la courbe, appelée Cydoide ,qu’il imagina pour la solutiondu problème des deux moyen-nes proportionnelles , storissoîtavant le v e siécle... Voyez Eri-CURE.
III. DIOCLÈS. Voyez DinO-
CRATE.
DIOCLÉTIEN, ( Caïus- ValerhtsDiodeúanus ) dont le nom primi"tif étoit D oclès , naquit á Diodesdans la Dalmatie, l’an 245. L esuns disent qu’il étoit fils d’un gref-fier; d’autres, qu’il avoit été eíd 8 "ve. Ce qu’il y a de fur, e’est st ue