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clétien OU des Martyrs , qui a etelong temps en usage dans l’Eglìse,& qui Test encore chez les Cophtes& les Abyssins , commence le 19août de l’an 2S4. On a gravé lesBains qu'ù fir bâtir, en 1558, in-fol. On les trouve aussi dans le Tré-sor d’Antiquités de du Boulai, in-fol.
DIOCRE, (Raimond) nom d’unchanoine de Notre - Dame de Pa-ris , qu’on crut mort en odeur desainteté l’an 1084. On a conté surlui un miracle, contredit avec rai-son par les meilleurs critiques. Soncorps ayant été apporté , dit-on ,dans le chœur de son église, il le-va la tête hors du cercueil, à cesmots de la IV e leçon de l’OfficedesMorts: Refponde mìhì, &c. & criatout haut, par ; différentes fois:Jufto Del judicio accufatus fum...judicatussum...condemnatusfum. Onajoute que ce miracle fut la causede la retraite de St Bruno. Ger-fon est le premier qui en aitfait mention, mais comme d’u-ne histoire douteuse. Voye p laDissertation de Launoi : De veracausa secejsûs Sti BruNOKIS inBremum.
DIODATI, ( Jean ) ministre,professeur de théologie à Genève ,natif de Lucques > mourut à Ge-nève en 1652 , à 73 ans. On a delui : I. Une Traduction de la Bibleen italien , publiée, pour la i re fois,en 1607, á Genève, avec des no-tes-, & réimprimée en 1641, in-fol. , dans la même ville. C’estplutôt une paraphrase qu’une tra-duction. Ses notes approchentplus des méditations d’un théo-logien , que des réflexions d’unbon critique. II. Une Traduc-tion de La Bible en françois , in f°,à Genève, en 1664, écrite d’unstylebarbare. 111. Une Version fran-foise de T Histoire du Concile de Tren-te, par Fra-Paolo; auffi mal écriteque fa Bible, mais allez exacte.
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Diodati a voit été député au fameuxsynode de Dordrecht, en 1618 ; &lorsqu’il apprit la malheureuse finde Barncveldt, avocat-général deHollande , il dit que les canons dasynode de Dordrecht avoient empor-té la tête de VAvocat de Hollande ;& ce jeu-de-mots renferment unevérité.
I. DIODORE de Sicile, ainsiappelé, parce qu’il étoit d Agyre ,ville de Sicile, écrivoit fous JulesCésar & fous Auguste. Oll a de luiune Bibliothèque historique , fruit de30 ans de recherches. Gn assurequ’il avoir été lui même voir leslieux dont il avoir à parler ; & lelong séjour qu’il stt à Rome, luidonna le moyen de faire des recher-ches utiles dans les bibliothèques.Son ouvrage étoit divise en xl li-vres, dont il ne nous reste que xv,avec quelques fragments. II com-prenoit l'histoire de presque tousles peuples de la terre, Egyptiens ,Syriens, Mèdes , Ferses, Grecs ,Romains, Carthaginois. Son stylen’est ni élégant, ni orné , mais sim-ple, clair, intelligible ;& cette sim-plicité n’a rien de bas ni de ram-pant. Prolixe dans les détails fri-voles & fabuleux , il glisse fur lesaffaires importantes. Mais, commeil avoir beaucoup compilé , sonHistoire présente de temps en tempsdes faits curieux-, & on doit beau-coup regretter la perte de ses au-tres livres, qui auroient jeté de lalumière fur l'histoire ancienne.Diodore n’approuve pas qu’on in-terrompe le fil de l’histoire par defréquentes & de longues harangues.11 n’en rejette pourtant pas entiè-rement l’usage, 6t croît qu’on peutles employer fort à propos, quar.dl’importance de la matière semblele demander. Après la défaite deAicUs, ou délibéra dansl’assembléede Syracuse quel traitement on de-voit faire aux prisonniers Ath<í*