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nìens. Diodorc rapporte les haran-gues des deux orateurs , qui fontlongues & fort belles, sur-tout lapremiere. On ne doit pas compterabsolument fur lestâtes de chrono-logie , ni fur les noms, soit des ar-chontes d’Athenes , soit des tri-buns & consuls de Rome, où ils’est glissé plusieurs fautes. CetteHistoire offre, de temps en temps,des réflexions fort sensées 8c fortjudicieuses. Diodorc a fur - toutgrand foin de rapporter les succèsdes guerres Lc des autres entrepri-ses , non an hasard, ou à unefortune aveugle, comme le fontplusieurs historiens; mais à unefageffe & à une providence quipréside à tous les évenements. Cethistorien a été traduit en latin , enpartie, par lc Pogge, 8c en fran-Çois, parl’abb é Terrajson. ( VoyciTerrasson). On prétend quec elui. c i n’entreprit cette traduSion,
qui forme 7 vol. m-n , tjue pourProuver combien les admirateursdes anciens font aveugles. Ce n'estP as plaider de bonne foi la causedes modernes, que de croire leurassurer la supériorité , en les oppo-sant à Diodorc de Sicile , historienun peu crédule & écrivain dusecond ordre , mais cependant né-cessaire pour l’histoire ancienne.C est Homère qu’il faut comparer àMUton-, Démo/ihcne à Bossuet ; Ta-a Gui Chardin , OU peut-êtte àpersonne ; Séneque à Montagne ;Archimede a Newton ; Aristote à Des-Cartes ; Platon & Lucrèce au chan-celier Bacon. Pour lors, le procèsdes anciens & des modernes ne feraPlus si facile à juger. Nous avonsdit que Diodorc de Sicile étoit cré-dule : en faut-il d’autre preuve que
ja dcscrìp t i on J e p Ue de p ancaie > Q|i
on voit des allées d’arbres odori-
tasi antS 3 . perte de vue 1 des fon-tes qui forment une infinité deauauxbordés de fleurs; des oiseaux
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inconnus par - tout ailleurs, quîchantent fous d’éternels ombrages;un temple de marbre de 4000 piedsde longueur ? &c. &c. La premiereédition latine de Diodorc est deMilan , 1472 , in-fol. Les meilleu-res du texte font celle de HenriEtienne, en grec, 15^9, parfaite-ment imprimée; & celle de Weisse-ling , Amsterdam, en grec & enlatin , avec les remarques de dif-férents auteurs , les variantes , Sctous les fragments de l’historienGrec , 1746 , 2 vol. in - fol. Onestime aussi celle qui a été donnéepar L. Rhodeman , Hanau, Wechcí ,in-fol. 2 volumes , 1604.
II. DIODORE d’Antioche, prê-tre de cette église , & ensuite évê-que de Tharse, fut disciple de Syl-vain, & maître de S.Jean-ChrysofiH-mc , de S. Basile , & de S. Atíanase.Ces saints donnent de grands élo-ges à ses vertus & à son zele pourla foi : éloges qui ont été confir-més par le premier concile de Cons-tantinople. S. Cyrille ail contraireRappelle l’ennemi de la gloire de J.
C., & le regarde comme le précur-seur de Nestorius ; mais ce jugement 'ne paroît pas fondé. Diodorc fut undes premiers commentateurs quis’attacherent à la lettre de l’Ecri-ture , fans s’amufer à l’allégorie ;mais il ne nous reste de ses ouvra-ges que des fragments, dans lesChaînes des Peres Grecs. C’est unepetite perte, s'il est vrai, commeon l’a dit , qu’il poussa l’amourpour le sens littéral , jufqu’à dé-truire les prophéties fur J. C.
DIODOTE , Voy. Tryphon.
I. DIOGÉNE, d’Apollonie dansl’île de Crète , se distingua parmiles philosophes qui fleurirent enIonie, avant que Socrate philoso-phât à Athènes. II fut disciple Scsuccesseur d ’Anaximènes , dans l’é-cole d’Ionie. II rectifia un peu lesentiment de son maître touchant