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partit avec les princes Grecspour la guerre de Troye, & yfit de si grands exploits, qu’ilétoit le plus brave de toute Tar-in ée , après Achille 8t Ajax , fils deTélamon. Homère, représente cehéros comme le savon de Pallas.Cette déesse le fuit par-tout : c’estpar son secours qu’il tue plusieursrois de fa main ; qu’il soutient descombats singuliers contre Hector ,contre Enée & les autres princesTroyens; qu’il se saisit des che-vaux de Rhésus ; qu’il enleve lePalladium ; enfin , qu’il blesse ledieu Mars , & ensuite Vénus mêmequi s’étoit présentée pour secourirson fils. La déesse en fut fi outréede dépit, que pour s’en venger, elleinspira u sa femme Egialc une vio-lente passion pour un autre. Dio-màiia,instruitoe cet affront,ne vou-lut point retourner dans fa patrie ;il alla aborder fur les côtes d’Apu-Iie ou de la Touille en Italie , oùle roi Daunus lui ayant cédé unepartie de ses états, il y bâtit desvilles, & y.mourut. Voyez Dù-LON 6 II. Egialée.
IV. DIOMEDE, grammairien,plus ancien que Priscien , puisquecelui-ci le cite souvent. Nous avonsde lui 3 livres , De orationis par-tibus , & vario Rhctorum gencrc. 11y en a plusieurs éditions. Celled’.E/ie Putschius , en 1605 , in-4 0 ,passe pour la meilleure. Voyez I.Dcnat.
I. DION, de Syracuse, capi-taine ôc gendre de Denys Pancien ,tyran de Syracuse, engagea ceprince à faire venir Platon à sacour. Dion chassa de Syracuse De-nys le jeune , Sc rendit de grands ser-vices à fa patrie. II fut assassiné parCallippe , un de ses amis, Tan 354avant J. C.
II. DION-Cassius, de Nicéeen Bithynie, fut élevé aux pre-mières dignités par différents em-
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pereurs, au rang de sénateur parPertínax , au consulat par Sévere , àla place de gouverneur de Smyrne& de Pergame par Macrin, St à cellede gouverneur de TA trique, de laDalmatie Sc de la Pannonie, parAlexandre-Sévcre. Dì O ,Y revint àRome, où il fut consul pour la 2 efois en 229 , & retourna ensuitedans son pays, où il finit ses jours.D. Cajsius étoit honnête homme ,autant qu'on peut l’être quand ona fait le métier de courtisan. Lors-qu’il étoit à la cour, il se retiroitsouvent à Capoue , pour cultiverles lettres St travailler en repos:Après avoir ramassé des mémoirespendant dix ans , il composa uneHistoire Romaine , en 80 livres. Ellecommençoit à l’arrivée d 'Enée enItalie, & finissoit au régné à’A-lexandre - Sévere. II ne nous restequ’une partie de cet ouvrage. Les34 premiers livres font perdus.Les 20 suivants , depuis la fin du35' jusqu’au 54 e font complets;les 6 qui suivent sont tronqués »& nous n’avons que quelquesfragments des 20 derniers. 11 ya un Abrégé de cette Histoire de-puis le 35'livre, par A^ybi/i/i, ne-veu du patriarche de Constantino-ple , dans le XI e siecle. Dion avoirpris Thucydide pour son modele : illui est très-inféiieur ; mais il tâchede l’imiter dans fa maniéré de nar-rer, 8t sur tout dans ses harangues.Son style est clair, ses maximes so-lides, sensées, judicieuses; ses ter-mes nobles, fa narration coulante,ses tours heureux ; mais on Tac-cuse d’ayoir été crédule, supers-titieux , bizarre , partial , égale-ment porté á la flatterie & à 1®satyre. II prend parti pour Céfi rcontre Pompée. II décrie Cicéron 8 eBrutus. II peint Séneque comme ul*homme extrêmement déréglé dan*ses moeurs. On peut juger du caractere de son esprit, par le coiuP f