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Tome III.
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conduite que par ses discours. Unjour qu’il faisoit une leçon fur lacolere , & qu'11 déclamoit forte-ment contre cette passion, un jeunehomme lui cracha au visage, Je neme fiche f oint , lui dit Diogene ; jedoute néanmoins ji je devrois mefâcher,

IV. DIOGENE- Laerce, néà Laërte, petite ville de Cilicie ,philosophe Epicurien, composa engrec la Vie des Philosophes , divisceen dix livres. Cet ouvrage est venujusqu’à nous. Quoiqu'il fort fansagrément, fans méthode , & mêmefans exactitude , il est précieuxaux hommes qui pensent, parcequ*on peut y étudier le caractèreà les mœurs des plus célébrésphilosophes de hantiquité. Cethistorien manquoit d’efprit. H semêlou cependant de faire des vers,êe il en a surchargé ses Vies desPhilosophes : ils sont encore plusPlats que sa prose. 11 avoit com-P°fé un livre d'Epigrammes , auquel'l renvoie fort souvent. II vivoity er s l’an tçn de J. C. La t re édi-

tion de ses (Euvres est de Venise,

, in-folio ; la meilleure estcelle d’Amsterdam , en 1692 , avecles observations de Ménage , 2 vol.ln ' 4 °- Un écrivain étranger les atraduites en françois, en style al-?mand. Sa version est impriméechez Schneider, à Amsterdam , & àRouen, fous le même nom, en 1761,in-12 , ■} vol. On y a aiouté la Viede 1 auteur, celles d'Epictete, deConsumas, & un Abrégé Historique desfemmes philosophes de C antiquité. Ona une édition de Diogene, i m pri-*héeà Coire, avec les notes de Lon-gue;/, 1 vol. in-R°, qu’on joint auxtuteurs cum notis Variorum . Quel-ques écrivains,entr’autres Voltaire ,níoT 11 ' toujours l’historien desr * °. °Phes , Diogene de Laërce : ilecrtre Diogene-Zaërce ou Dio-«^ede Laerte.

D I O 307V. DIOGENE. Voyez vi. Ro-main.

DIOGENEN , d’Héraclée dans lePont, célébré grammairien Grecdu II e siecle , a lai SéProverbia Gra-ca ; Anvers , 1612, in-4 0 , grec 8clatin.

DIOGNÈTE, philosophe sousMarc-Aurèle , apprit á ce prince àaimer & pratiquer la philosophie ,& à faire des Dialogues. L’éleveeut toujours beaucoup d’estimepour son maître. On croit que c’estle même a qui est adressée ia Lettrrtà Diognète , qui se trouve parmiles ouvrages de St Jufiin. II paroîtcertain que cette Lettre n’a pasété écrite á un Juif, comme quel-ques savants l’ont cru , mais à unPayen. La man.ere dont hauteurparle des faux Dieux à celui au-quel il écrit, ne laisse presque au-cun heu d’en douter : Envisage ^,

( dit il á Diognète ) non - seulementdes yeux du corps , mais encore deceux de P esprit , en quelle maniéré &sous quelle forme existent ceux quevous regarde{ comme des Dieux. L’unest de pierre , P autre d’airain ; ce-pendant vous les adore\ , vous les ser-ves. Parleroit-on ainsi á un Juif?Cette Lettre á Diognète est un desplus précieux morceaux de l’anti-quité ecclésiastique. Rien n’estcomparable au portrait que hau-teur y trace de la vie , des moeursdes premiers Chrétiens ; & cequ’il dit des mystères de la reli-gion , est plein de force & degrandeur.

I. DIOMEDE. Voyez Her-cule.

II. DIOMEDE,fille de Phorbas,<in'Achille substitua à Briséis , pouren faire sa maîtresse, lorsqu 'Aga-memnon lui enleva celle-ci.

III. DIOMEDE, fils de Tydé: &de Déiphile , fille d'Adraste , roid’Argos , étoit roi d’Etolie. II

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