3iz DIT
monastère célébré-; mais le Formu-laire , dont il se rendit l’apolo-giste, le brouilla avec eux. II mou-rur chanoine d’Avranches , où ilvivoit encore en 1691 , fort con-sidéré de ses confrères & de sonCvêque. On a de lui : I. Preuves &préjuges pour la Religion Chrétienne& Catholique , contre Us fausses Re-ligions & l’Athéisme , in-4 0 ; ou-vrage assez bon. II. L’Histoire Ec-clésiastique de chaque siecle , qu’ontrouve dans Y Abrégé de l’Hifloirede France par Mêlerai , est de lui ;& quoiqu’elle soit écrite avec plusde précision que d’élégance , cen’est pas le moindre ornement dece livre.
DISCORDE , déesse que Jupiterchassa du ciel, parce qu’elle brouil-loit continuellement les dieux. Ellefut si piquée de n avoir pas été in-vitée aux noces de Thétis & de Pé-lée , avec les autres Divinités,qu’elle résolut de s’en venger , enjetant fur la table une pomme d’orfur laquelle ctoient écrits ces mots:A LA PLUS SELLE. Junon , Pallas ,& Vénus difputerentcette pomme.On représentoit la Discorde coifféede serpents, tenant une torche ar-dente d’une main , une couleuvre& un poignard de l’autre ; ayantle teint livide , les yeux égarés ,la bouche écurnante & les mainsensanglantées.
I. DITHMAR, évêque de Mers-bourg en 1018 , mort en 1028 à42 ans , étoit fils de Sigesroi comtede Saxe , & avoir été Bénédictinau monastère de Magdebourg. IIlaissa une Chronique pour servir àíHistoire des Empereurs Henri I,Cthon II & III , 6- Henri II fouslequel il vivoit. Cette Chronique,écrite avec sincérité , a été publiéeplusieurs fois. La meilleure édi-tion & la feule qui soit fans lacu-nes , est celle que le savant Leibnit jR donnée dans ses Ecrivains servant
B í V
á illustrer P Histoire de Brunswick Iavec des variantes & des correc-tions , in-fol.
II. DITHMAR , Juste - Chris-tophe) membre de l’académie deBerlin , professeur d histoire àFrancfort , mort en cette ville en1737, a publié plusieurs Ecrits surl'Hifloire d'Allemagne , qui prou-vent son érudition & son amourpour le travail... Voy. LACARRY.
DITTON, ( Humfroi)de Salis-buri, maître de l’école de mathé-matiques érigée dans 1 hôpital deChrist à Londres , s'associa au fa-meux Guillaume Whiston , son ami,pour chercher le secret des lon-gitudes fur mer. Ils se flattèrenttous deux de savoir trouvé. Cettedécouverte étoit une chose plai-sante. Ils avoient imaginé de pla-cer des feux d’artifice à certainesdistances, qui marqueroient les de-grés de longitude aux vaisseaux.On ne vit pendant quelque temps,à Londres & aux environs , quede ces bluettes artificielles , pourdonner des essais de leur inven-tion. Tout cela leur réussit fortmal : ils en furent pour la honte& pour la grande dépense. Dittons’oecupa plus utilement des preu-ves de la religion , fur laquelle il Spublié l’ouvrage suivant: Démons-tration de la Religion Chrétienne,1712 , à Londres, in-8°; traduiteen françois par la Chapelle, théolo-gien Protestant, fous ce titre : L 4Religion Chrétienne démontrée par laRésurrection de N . S. JESUS -Chrls t , en 3 parties , Amsterd-1728 , 2 vol. in- 8° ; réimprimée aParis en 1729, in-4 0 . L'auteurfuit la méthode des géomètres, dcs’en sert avec succès contre le!Déistes. II mourut en 1715, à 4 °ans.
DIVICON , chef & général desHelvétiens , ( maintenant les Sus'fi*,) le rendit célébré par la d e "