D I P . .
savoir si Pline avoir suivi Diosce-r'uk , comme le dernier le croyois,ou si Dioscoriie. avoit tiré son ou-vrage de celui de P [me ; ce quiétoit le sentiment de Collenutius.Quoi qu’il en soit, Diofeoride sui-vit d’abord le métier des armes v& il s’adonna ensuite à la connoif-sance des simples, fur lesquelsil donna un Ouvrage', (Venise,1499, in-fol. , en grec &. en la-tin ), suivi de fort près par ceuxqui ont traité après lui cette ma-tière, Sc commenté par Matthiole:
L Voyez ce mot ].
DIfVEL, (Jean-Conrad) écri-vain célébré par des opinions ex-travagantes , se nommoit dans sesouvrages Chriftianus Democritus. II8 appliqua d’abord à des controver-ses anti-Piétvstes, secte contre la-quelle il déclama publiquement àStrasbourg. Sa vie scandaleuseRayant obligé de quitter cette vil-I e ■ il revint à Gieffen. II s y mon-tra aussi, zélé pour le Piétisme ,qu’il lui avoit été contraire àStrasbourg. II vouloir une sent-ie & une pi ac e de professeur;?yant manqué l’une ôc l’autre,U . seva le masque , & attaquavivement la religion Prétendue-P-éíorrvsée , dans son PapijtnusProtitjîantium yapulans . Ce livreayant soulevé contre lui les Pro-testants , il quitta la théologie pourla chimie. XI fit croire qu’il étoitparvenu , au bout de S mois, à faireaffez d’or pour être en état de payerune maison de campagne , qu’ilacheta 50 mille florins. Le faiseurd’or étoit réellement alors dans lantisere -, il ne trouva d'antre res-source contre les poursuites de sesCréanciers, qu’en s’éclipsant. Aprèsavoir parcouru différents pays ,«thn , Coppenhague, Francfort,1? ’ Amsterdam , Altena ,am ourg, St avoir, dans tous,-* u ye châtiments de la pti-
DIR ' 31-1
son , il fut appelé 3 Stockolrnen 1717 , pour traiter le roi deSuede. Le clergé de ce royaume,charmé qu’on guérit le roi , maisfâché que ce fût par un hommequi se moquoit ouvertement deleur religion, obtint que le Méde-cin alchimiste quitteroit la capita-le. Dippd retourna en Allemagne;,sans avoir changé ni de conduite ,ni de sentiment. Le bruit de sa morts’étant répandu plusieurs fois faus-sement , cet extravagant publia en1753 une espcce de patente, danslaquelle il arinonçoit qu’il ne mour-roit pas avant l’an 18,0,8 ; prophé-tie qúi ne se vérifia pas : car onle trouva mort dans son lit aú châ-,teau de Widgenstein, le 24 avril1734, à 6z ans. Dìppel méritoitune place dans VHistoire de la. Phi-losophie Hermétique , ainsi que danscelle des délires du genre humain.L’abbé Lenglet l’a outflié. Cet arti-cle pourra y suppléer.
ÛIRCÉ, seconde femme de Ly-cus , roi de Thébes, voyant An-tiope enceinte , quoique répudiée,crut qu’elle vivoit toujours avecson mari. Elle la fit enfermer dansune prison, d’où Jupiter l’ayanc ti-rée, elle alla se cacher sur lemontCitheron , & y mit a u mondedeux jumeaux , Amphion & Zéthus ,qui dans la fuite firent mourir Iy-cus , & attachèrent Dircí à la queue ,d’un cheval indompté, quil’em-porta fur des rochers où elle futmise en pieces. Les dieux touchésde son malheur, la changèrent enfontaine de son nom... 11 y eut uneautre DiRCÉ, qui, ayant osé com-parer sa beauté à celle de Pallas ,fut changée en poisson.
DIRES , voy. Eumenides.
DIROIS, (François) docteurde Sorbonne , fut d’abord precep»teur de Photnas du Fojfe, ami dessolitaires du Port Royal. Son éle-vs le lia avec les cénobites de ce
V iy